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Je sais pas trop d’où ça vient, alors je le pose là….

Dieu! Qu’est ce que j’ai pu pester contre toi en bientôt dix ans!

Je souffrais, et j’ai voulu que ce soit toi qui me fasses souffrir.

Je voulais une passion, et j’ai provoqué des avalanches pour la sentir rouler sur moi.

Je n’avais rien compris…

J’ai toujours cru que la souffrance faisait partie de l’amour. Elle en fait partie, bien sûr, mais elle n’est pas. C’est la mienne, c’est la tienne, qui sont censées être partagées, et que je t’ai fait subir. Je t’ai voulu mon père, je t’ai voulu celui là, qui m’a battue pour que je l’aime, et celui là, dont j’ai toujours voulu qu’il m’aime. Je t’ai fait tout mon passé, alors que tu étais tout mon présent…

Je n’avais rien compris…

La souffrance, on l’a vue, merci. On l’a vécue, chacun a notre manière. Nous avons, ensemble,  littéralement vu ma mère mourir, alors que notre enfant, notre vie à nous, essayait de naître, de grandir. Et j’ai voulu t’en vouloir de ne pas souffrir autant que moi. Alors que tu le faisais peut être plus.

J’ai, inconsciemment, exigé plus de toi, parce que je désirais mieux que moi.

Je n’avais rien compris…

Aujourd’hui, au bout de presque dix ans ensemble, tu es toujours là. Si, là, je te sens tout contre moi, même quand tu n’y es pas.

On ne se dispute pas, on ne vit pas de drames, de grandes passions comme dans les livres. Mais on vit. Tous les trois, mais quand même tous les deux. On ne part pas en voyage, on ne vit pas d’aventures épiques, on ne mange pas des homards aux chandelles. On vit.

J’ai tout compris.

Moi qui ai toujours été intimement persuadée que la vie brûlait comme les cordes d’une guitare électrique, je me trouve confortablement surprise part le bercement de celles d’un violoncelle. Immense. Brillant. Indestructible. Sensuel. Beau. Toujours plus beau.

On a tout compris.

Nous connaissons chaque parcelle de nos corps. Chacune d’entre elles se touchent, vivent, respirent entre elles, millions de cellules qui se mélangent, s’attirent, forment une danse inconnue à nos yeux dans l’intimité de notre sommeil. Et nous avons la chance, à nos âges, d’entamer une partie de nos vies où ces corps, que nous connaissons parfaitement, commencent à changer pour vieillir peu à peu. Nous avons cette chance, dans cette confiance et cette plénitude totales, de voir naître ces rides qui subliment notre regard. Ton regard. J’ai la chance  de fondre toujours un peu plus, d’être encore passionnément séduite.

Nous nous sommes mariés vite, pour que ma mère puisse le vivre.

Mais je redécouvre chaque jour, maintenant, près de toi, l’exacte et magnifique simplicité du mot mariage.

Jusqu’à il y a encore quelque mois, je pensais à moi comme à une orpheline. Aujourd’hui, j’ai compris. Je ne suis pas épouse, je ne suis pas mère. Je suis moi. Et je le suis parce que tu es toi.

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Article anti-commercial à ne surtout pas lire!!!!!

Un article en réaction à une situation qui me dépasse et me sidère….

Ce matin, préparant mon affiche – message en vue de la fermeture de la boutique, je la partage sur mon mur, et sur un groupe de passionnés de lecture et de livres.

Avant d’aller plus loin, voici le message en question :

« Très peu chers Amazon et Centre Commerciaux, 
Et bien voilà, incapable de lutter je ferme mes portes bientôt….
Ce n’est pas grave, c’est ainsi….. Je continue ma route, et si j’ai bien peu de clients, ceux-là sont biens précieux, et suivront mon chemin grâce à une passion commune…
Je n’ai pas beaucoup d’argent, mais assez pour être heureuse!
Mais j’ai surtout la fierté de participer à l’ouverture de beaux cadeaux ce Noël, à la découverte d’auteurs fabuleux, aux partages de trésors que j’ai aimé autant que leurs nouveaux lecteurs! Et pas depuis derrière mon écran, mais aux côtés de mes clients, avec la joie de leur offrir le meilleur de moi même….
Je n’ai pas perdu contre vous, j’ai gagné la valeur de mon travail, et je continue à faire vivre mon ambition qui, si elle est largement inférieure à la vôtre, est à taille humaine.
Je pars, heureuse, le cœur gros de projets, sur les routes, à la rencontre de nouveaux regards, et de nouveaux sourires! »

Et quelles réactions sur ce groupe de passionnés, comme moi!

J’ai tout simplement enlevé ma publication, pour ne pas créer de polémiques……

Alors voilà, je ne me la ferme pas.

Déjà, il y a quelques jours de cela, j’ai lu sur divers groupes des réactions virulentes sur le fait de « culpabiliser » les consommateurs. Evidemment, ils ne sont pas à la base de la disparition des petites entreprises. Non. Soyons clairs. Ils en sont la clé. Alors, bien sûr, j’ai une réaction de colère face à ce qu’il arrive. N’est ce pas logique  pour quelqu’un de normalement constitué? Mais, à priori, nous, petites entreprises, devons nous taire, et courber le dos face à l’humiliation qui nous est infligée, face à la dévalorisation de notre travail, tout cela pour ne surtout pas « culpabiliser » notre clientèle.

Allons, pauvre commerçant, pauvre « pégu », courbe l’échine, et pleure tout seul dans cette immonde bouillasse! Mais, surtout, lave bien ton visage avant d’apparaître en public, pour ne mettre personne mal à l’aise!

Oh! Rassurez-vous! Je ne pleure pas! Et vous savez pourquoi? Parce que je sais que la clientèle que j’ai gagné grâce à mon travail est au delà de ces réactions! Mais je ne vais pas être hypocrite! Oui! Ce sont biens les nouveaux modes de consommation qui nous font disparaître, qui feront disparaître, à terme, le métier même de bouquiniste! Les marchés aux livres le dimanche matin sur les places des centre ville! Ah! Ben non, chuis con! Il n’y aura PLUS de centres ville!

Mais arrêtons donc de pleurer, et adaptons nous! Je vais dire ça à mes collègues, qui sont à quelques années de la retraite, qui ont trimé toute leur vie et qui sont en train de tout perdre! « Adaptez vous! »

Courons anoblir ces temples de la sur-consommation de médiocrité, créateurs du dixième des emplois que les TPE pourraient offrir! Prosternons nous devant les employés éreintés, numérotés, qui bossent jusqu’à 22h, pour un salaire de misère, pour satisfaire une clientèle toujours plus exigeante, et des actionnaires toujours plus avides!

Oui! Levons nous et faisons cela!

Faites cela!

Moi, je fermerai ma boutique, riche de ce qu’elle m’a apporté, et heureuse de repartir sur les routes, à bord de mon vieux camion brinquebalant, à la rencontre d’une maigre clientèle, mais d’une belle clientèle.

Oui.

Moi, je vais faire cela.

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A******N tueur de TPE? Même Bercy le croit!

Et bien, ça y est, j’ai du mal à y croire, mais le géant de l’e-commerce vient d’être épinglé par la DGCCRF!

Cette dernière lui réclame 10 Millions d’€ pour clauses de contrats abusifs qui pousserait certaines TPE à la faillite!

Alors, je ne vais pas vous refaire l’article, je vais juste vous raconter le  quotidien d’un petit vendeur Am…..

Etre connecté H 24 pour valider les commandes le plus rapidement possible.

Avoir l’angoisse d’une erreur de stock (avec des bugs fréquents sur la plateforme, qui modifient vos entrées, mais bien sûr, les annulations sont à vos frais!).

Avoir l’angoisse d’un retard de la part de la Poste (c’est aussi de votre faute).

Rembourser des clients « mécontents », qui reçoivent votre livre, le lisent, et font une réclamation AZ même 2 mois après…. Ça aussi, c’est la plateforme qui gère, et qui ne vous donne aucune main mise sur la validité du remboursement….

Etre à l’affût du « produit le moins cher », pour être sûr de vendre, face à des géants qui ont des logiciels qui baissent automatiquement leurs prix pour être moins chers que vous….

Etre remboursé de frais de port à hauteur de 2,50€, alors que vous en avez déboursé 6 fois plus…..

Et puis, un jour, vous allumez votre ordi, vous voyez une réclamation d’un client en japonais (si, c’est vrai…), vous voyez une énième augmentation des frais de port, une autre des frais Am, et vous vous rendez compte que vous travaillez à perte, et que la pression de cette machinerie toute puissante vous a fait perdre le sommeil.

Alors, pour ma part, j’ai arrêté il y a longtemps de vendre sur cette plateforme.

Bien sûr, je vends beaucoup moins. Mais mes livres ont un prix. Réel. Juste. Ni trop bas, ni trop haut. Car, il y a cela aussi : en tant que vendeur, vous pouvez fixer n’importe quel prix à un livre d’occas’. Vous pouvez vendre un produit sans valeur à des prix gigantesques. Je me suis sortie de cet immondice qui tue, et les commerçants-artisans, et la valeur de l’objet, du travail. A trop tirer sur les prix, les services, à trop rendre le client, non plus roi, mais empereur, on enlève toute l’essence de la relation commerciale, à double sens! Ces ventes déshumanisées au plus haut point ôtent toute réflexion au client, qui ne voit pas, derrière son écran, le commerçant ou l’artisan qui se bat avec amour pour vendre ses produits. Je vois souvent, sur les réseaux, des acheteurs qui demande à ce qu’on arrête de les culpabiliser, qu’ils commandent au moins cher car ils n’ont pas les moyens de faire autrement. Bien sûr que je les comprends. Mais n’est ce pas injuste de vouloir avoir ce que -en temps normal- on ne pourrait pas se payer, au prix de la faillite du vendeur? Au prix de la désertification des centres villes? Car c’est de cela qu’on parle. Des prix très bas, un service nec plus ultra, mais des êtres humains comme vous et moi, qui s’angoissent, qui perdent de l’argent, et qui finissent par perdre leur entreprise.

Cela fait longtemps que j’essaie de tirer la sonnette d’alarme.

Maintenant, enfin, l’Etat s’en mêle.

Mais ne serait-il pas tout aussi judicieux d’expliquer tout cela aux clients, afin qu’ils se rendent compte de l’impact de leurs achats? Et qu’ainsi, ils fassent le choix de commander en toute connaissance de cause? De leur rendre leur pouvoir de consommateur? Car, on aura beau dire, c’est le client qui fera bouger les choses. Que ce soit pour Am, ou pour d’autres grandes enseignes qui exploitent leur personnel, nous mentent et nous vendent n’importe quoi! C’est nous qui avons les armes les plus destructrices pour cette société de consommation : la conscience!

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190° Marché aux Livres de Sorèze

190! Quel score! Il n’en fallait pas plus à Anne Marie Denis pour rendre cette journée encore plus belle!

Le 5 Novembre 2017, vous avez été nombreux à vous rendre à la journée du Livre, avec de nombreux ateliers consacrés à la lecture, et à l’écriture!

De talentueuses créatrices de « Livres Tissus » nous ont démontré leur talent, avec des ouvrages à la délicatesse ahurissante! Un concours à été organisé, sur le thème « Les Fables de La Fontaine »

Juste à côté, plusieurs associations passionnées nous expliquaient les méandres de la Généalogie.

Et, en traversant cette belle pièce aux carreaux de ciment, nous découvrions une exposition très touchante sur le statut des femmes pendant la Première Guerre Mondiale, la deuxième organisée à l’occasion du centenaire (et oui! Chez Anne Marie, on n’y pense pas qu’à l’occasion des armistices!!)

A 15 heures, sortez vos cahiers, nous passons à la dictée!!!

Et, bien sûr, entre deux ateliers, les promeneurs ont pu flâner entre les étals des bouquinistes, venus comme les œufs, à la douzaine!

Comme chaque mois, toutes sortes de livres vous étaient proposés : Neufs, occasions, raretés, livres anciens…. Ce mois ci, Jackie nous a même offert la chance d’admirer des œuvres de Gaston Marchall, que vous ne pourrez trouver que dans sa brocante, rue Fuziés à Castres!

Ce beau marché aux livres existe donc depuis Décembre 2001. Un record, puisque seuls les marchés de Toulouse ont pu perdurer aussi longtemps! Et tout cela grâce à la passion de l’inébranlable Anne Marie Denis, qui gère donc ce rendez vous mensuel. « Nous avons la chance de pouvoir louer les locaux exceptionnels de l’Abbaye Ecole de Sorèze à l’ADACS, l’association qui a racheté ce bâtiment pour lui donner une nouvelle vie. Depuis, tous les mois, je fais venir une douzaine de bouquinistes, des auteurs, des créateurs d’objets autour du livre…. Pour cette Journée aux Livres, les associations (livres tissus, généalogie, reliure, exposition sur la guerre) ont répondu présentes bénévolement! »

Un travail de titan, qu’Anne Marie porte a bout de bras, en plus de sa petite librairie qu’elle tient au cœur de l’Abbaye, depuis 1999!

Et même si la fréquentation des Marchés aux Livres baisse depuis plusieurs années, de manière générale, elle peut être fière de faire durer celui là! Ce que Monsieur le Maire, lors d’un discours, a pu lui faire remarquer, accompagné de ses remerciements, et des nôtres!

Prochain rendez vous? Le 3 Décembre, marché de noël à l’Abbaye Ecole de Sorèze, avec de nombreux créateurs, et, bien sûr, la horde de bouquinistes habituels!!!!

Pour contacter Anne Marie : Librairie – Salon de Thé Rue Saint Martin, 81540 Sorèze

05 63 50 87 46 / 06 33 62 72 81, courriel : denis.annemarie@sfr.fr

 

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En Forme de Graal et Forêt d’Encre, une reprise échouée…

Voilà un an tout juste que je posais mes cartons dans la bouquinerie « Forêt d’Encre », pour en faire mon bébé, « En Forme de Graal ».

Pour être honnête, et suite à ma décision de fermer la boutique, ce n’est pas un anniversaire que je souhaite fêter….

Si je ne vis pas la fermeture, inévitable, comme un échec, il est dur pour moi d’imaginer cette bouquinerie se vider.

« Forêt d’Encre » s’est ouverte il y a à peu près 8 ans, peu après que je me sois installée à Castres.

C’est très vite devenu mon seul point de repère, dans cette ville que je ne connaissais pas. Une « antre », avec son bazar, ses piles de livres, sa poussière réconfortante. C’est le seul endroit où je pouvais m’offrir quelques livres. C’est là bas que j’ai découvert Fred Vargas, Maylis de Kérangal, Alessandro Barrico, Ken Follet…. C’est là bas que j’ai déniché ce beau Kurnonski à offrir à mon frère, et qui trône toujours dans sa cuisine, et surtout, surtout, ce vieux bouquin traitant des modes de tissages péruviens, à la fille de ma belle sœur, péruvienne elle aussi, et passionnée par la mode et les tissus…. Nombre des livres de mon fils viennent de là bas…..

Ainsi, ce n’est pas la fermeture de « En Forme de Graal » qui me rend triste, puisque la bouquinerie reprendra vite la route pour de nouvelles aventures « ambulantes », mais c’est réellement le fait de voir ce petit commerce se vider de tout ces bouquins, qui auraient pu rendre tant de gens heureux….

Les journées à la boutique ne sont pas  à la joie…. je vois ce « traité de la pipe », fabuleusement drôle, attendre désespérément de sortir du rayon…. « La Foire aux Nains », ce bel album jeunesse neuf, à tout petit prix, venant régulièrement chercher son nouveau propriétaire dans la vitrine… J’attends mes clients, qui ne viennent pas…Je ne sais pas ce qui s’est passé. L’ancien propriétaire est aussi triste que moi de la situation….

Si la date de la fermeture n’est pas programmée (j’espère tout de même trouver un repreneur pour le bail), et ne se fera pas avant le début de l’année, il est grand temps pour moi de tourner la page, avec tristesse mais sans regrets, ni remords. J’ai rencontré des gens formidables grâce à  cette petite boutique. Magali, Luc, Guillaume, Mélanie, Arnaud, Michel, Chantal….. des gens passionnés, passionnants, qui me portent et me soulèvent dans cette épreuve. Et c’est grâce à eux que je ne baisse pas les bras, mais que je me tourne raisonnablement sur un autre système de commerce, pour continuer mon implication dans la culture dans le Tarn. Une Librairie Ambulante, qui ira à la rencontre des personnes isolées dans les petits villages, avec mon vieux camion Volkswagen. La présentation des nouveaux auteurs lors de rencontres, au plus près des lecteurs… Le site, qui continue, grâce à ce blog et à la chaîne Youtube et les « Chroniques du Cochon Littéraire ». J’aurais plus le temps de me déplacer dans les structures pour y présenter les auteurs naissants, toujours avec ma passion, ma conviction. Je compte également faire une formation de « Correctrice Maquettiste », afin de me mettre au service des auteurs qui en auraient besoin, pour un tout petit prix…

Une cagnotte participative sera organisée pour financer la restauration de mon vieux fourgon et son aménagement.

Mais si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez tout simplement vous rendre à la boutique pour y découvrir mes trésors, ou bien visiter mon site, qui se remplit tous les jours de nouveaux bouquins….

A très bientôt, pour de nouvelles chroniques, et de nouvelles aventures!

https://www.bouquinerie.me/

https://www.youtube.com/channel/UCuoG3whL259Rge_a0XDOmuA/videos

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Les 10 choses à ne pas dire à un bouquiniste

Mue par un élan d’inspiration et de dérision, un petit article sur le pouce!

Car il vaut mieux en rire!

 

  1. Mais vous faites des livres d’occasion?

Une fois, ça va. Au bout d’un an, on brûle d’envie d’encadrer la définition de « Bouquinerie » à l’entrée de …. ben la bouquinerie…

2. Vous rachetez les livres?

Tout pareil. Néanmoins, il faut comprendre que, pour qu’un commerce fonctionne, il faut que la balance achat-vente soit équilibrée…. et si tous les clients qui viennent me vendre des livres m’en achetaient un par mois, on serait vite bons!

3. Comment ça, vous ne rachetez pas maintenant, mais on est le 30 et j’ai besoin d’argent!

En général, vient à la suite de la réponse à la question 2. Et, comme pour la 1, au bout d’un an, c’est la définition du mot « Banque » qu’on a envie de rajouter dans le cadre!

4. Vous n’avez pas « les dialogues pédagogiques » de Michel Verret? Mais vous n’avez rien!!!

Afin de ne pas perdre espoir dans la nature humaine, considérons que le client porte une minerve invisible qui lui empêche de faire un tour à 80° et de voir les…. 3000 livres disponibles dans la boutique!

5. Vous les avez tous lus?

Non. Non. NON!!!!!!!! Et surtout pas la biographie de Marthe Villalonga… (celui là, par contre, je l’ai en boutique! )

6. Tous les livres viennent de votre bibliothèque?

Oui tout à fait! Je disposais d’une pièce de 48 mètres carrés pour les ranger dans mon manoir, mais depuis peu je collectionne aussi les sculptures en allumettes, du coup, j’ai dû faire de la place…

7. Bonjour, vous avez le dernier Vargas en occasion (celui qui est sorti il y a 15 jours)?

Non, du coup désolé, il va falloir attendre un peu…

8. Sur les marchés : Bonjour, vous vendez pas votre camion par hasard?

Siiiii…… mais peut être quand je serais à la retraite?…..

9. Mais comment ça se fait que vous soyez aussi chère? Je l’ai vu à 20 cts au vide grenier la semaine dernière!

Expliquer calmement au client les notions de commerce, service, rangement, charges…. et trouvez le moyen de lui répondre tout aussi poliment quand il vous demande la date du prochain vide grenier….

10. Ah, vous ne pouvez pas me racheter mes livres? Vous pouvez me les estimer, j’ai pas envie de payer un pro….

Ne rien répondre…. surtout pas….!

 

Voili voilou! Et, encore, je ne me plains pas, j’en ai que 10!! 😉

 

 

Auto édités et indépendants·Dans votre bouquinerie·Ecrits, Pensées, qui Content

Les Auteurs en Terrasse – Rencontre d’Auteurs Indépendants

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Une belle journée vous a été proposée par votre bouquinerie En Forme de Graal!!!

Des auteurs de la région sont venus vous présenter leurs livres! Karl Quartino, Fabrice Gutierrez, Michel Chandelier, Pascal Fragiacomo, Chantal Fabrega, Sarah Lacote, Marie Dumas et Mélanie Talcott se sont donnés rendez vous sous un radieux soleil de Septembre, pour votre plus grand bonheur! Autour d’une table, sur un pouf, devant un thé, mais toujours avec générosité, ils nous ont offert un superbe moment!!

Vous avez eu l’immense chance de pouvoir les écouter lire leurs textes, tout cela dans un décor cosy, propice à la détente : coussins, tables basses tapis, lustres, fleurs, plantes vertes…. le « salon » des auteurs indépendants, c’était une grande première dans le Sud Ouest!!!

Ainsi, les promeneurs du samedi ont été surpris, au détour d’une rue pavée, de pouvoir s’installer et profiter de ces lectures… un instant exceptionnel, rempli d’émotions!!

Mais au delà de vous rencontrer, ils se sont découverts entre eux! Autour d’un bon repas le midi, ils ont pu partager, débattre, rire… Encore un autre aspect de cette journée placée sous le signe du partage!!!

Le splendide Hôtel de Neyrac a donc abrité de son ombre bienveillante un instant de culture, de complicité, et de joie… La place Gabarrou a été animée de rires, et cela n’a pas de prix!!

Merci donc à vous auteurs, amis, clients, qui m’ont fait confiance et ont participé à cette journée!! Nous avons pu prouver tout ce que votre bouquinerie peut vous offrir!!! Castres a pu se vanter d’être la première ville du Sud Ouest a consacrer un tel événement aux auteurs indépendants!

La seule ombre au tableau fut néanmoins le manque de fréquentation. Comme vous avez pu le lire, ce fut une journée exceptionnelle, mais trop peu partagée par les lecteurs. Il faisait beau, il y avait une foire, il fallait faire les courses, nous avons oublié, « l’eau était trop humide »…. tant de raisons qui se comprennent. Pour autant, la mise en place d’un tel événement ne peut se faire sans vous, lecteurs, qui êtes l’essence et la raison de notre implication commune. Alors, certes, les autorisations définitives sont arrivées trop tard pour faire une promotion plus importante, mais…. il y a eu des affiches, des articles, une émission de radio… Le bouche à oreille, les passants le jour J…. La visibilité de la journée a été largement relayée, suffisamment pour que ce soit un succès complet. Mais vous n’avez pas été là, et cela remet en question l’organisation de futures animations. Votre bouquinerie met un point d’honneur a rendre la culture accessible à tous, grâce à ses petits prix, à ses auteurs inconnus, à son implication dans l’organisation de moments de partage et de rencontres. Pour que ces animations perdurent, pour que le centre ville voit ses quartiers animés de telle sorte, pour que des lecteurs puissent se faire plaisir, cela dépend aussi de vous!

En attendant, les livres proposés samedi sont toujours disponibles à la boutique, ainsi que les chroniques s’y référant sur ce blog!