Ecrits, Pensées, qui Content·Non classé

Je sais pas trop d’où ça vient, alors je le pose là….

Dieu! Qu’est ce que j’ai pu pester contre toi en bientôt dix ans!

Je souffrais, et j’ai voulu que ce soit toi qui me fasses souffrir.

Je voulais une passion, et j’ai provoqué des avalanches pour la sentir rouler sur moi.

Je n’avais rien compris…

J’ai toujours cru que la souffrance faisait partie de l’amour. Elle en fait partie, bien sûr, mais elle n’est pas. C’est la mienne, c’est la tienne, qui sont censées être partagées, et que je t’ai fait subir. Je t’ai voulu mon père, je t’ai voulu celui là, qui m’a battue pour que je l’aime, et celui là, dont j’ai toujours voulu qu’il m’aime. Je t’ai fait tout mon passé, alors que tu étais tout mon présent…

Je n’avais rien compris…

La souffrance, on l’a vue, merci. On l’a vécue, chacun a notre manière. Nous avons, ensemble,  littéralement vu ma mère mourir, alors que notre enfant, notre vie à nous, essayait de naître, de grandir. Et j’ai voulu t’en vouloir de ne pas souffrir autant que moi. Alors que tu le faisais peut être plus.

J’ai, inconsciemment, exigé plus de toi, parce que je désirais mieux que moi.

Je n’avais rien compris…

Aujourd’hui, au bout de presque dix ans ensemble, tu es toujours là. Si, là, je te sens tout contre moi, même quand tu n’y es pas.

On ne se dispute pas, on ne vit pas de drames, de grandes passions comme dans les livres. Mais on vit. Tous les trois, mais quand même tous les deux. On ne part pas en voyage, on ne vit pas d’aventures épiques, on ne mange pas des homards aux chandelles. On vit.

J’ai tout compris.

Moi qui ai toujours été intimement persuadée que la vie brûlait comme les cordes d’une guitare électrique, je me trouve confortablement surprise part le bercement de celles d’un violoncelle. Immense. Brillant. Indestructible. Sensuel. Beau. Toujours plus beau.

On a tout compris.

Nous connaissons chaque parcelle de nos corps. Chacune d’entre elles se touchent, vivent, respirent entre elles, millions de cellules qui se mélangent, s’attirent, forment une danse inconnue à nos yeux dans l’intimité de notre sommeil. Et nous avons la chance, à nos âges, d’entamer une partie de nos vies où ces corps, que nous connaissons parfaitement, commencent à changer pour vieillir peu à peu. Nous avons cette chance, dans cette confiance et cette plénitude totales, de voir naître ces rides qui subliment notre regard. Ton regard. J’ai la chance  de fondre toujours un peu plus, d’être encore passionnément séduite.

Nous nous sommes mariés vite, pour que ma mère puisse le vivre.

Mais je redécouvre chaque jour, maintenant, près de toi, l’exacte et magnifique simplicité du mot mariage.

Jusqu’à il y a encore quelque mois, je pensais à moi comme à une orpheline. Aujourd’hui, j’ai compris. Je ne suis pas épouse, je ne suis pas mère. Je suis moi. Et je le suis parce que tu es toi.

Ecrits, Pensées, qui Content

Article anti-commercial à ne surtout pas lire!!!!!

Un article en réaction à une situation qui me dépasse et me sidère….

Ce matin, préparant mon affiche – message en vue de la fermeture de la boutique, je la partage sur mon mur, et sur un groupe de passionnés de lecture et de livres.

Avant d’aller plus loin, voici le message en question :

« Très peu chers Amazon et Centre Commerciaux, 
Et bien voilà, incapable de lutter je ferme mes portes bientôt….
Ce n’est pas grave, c’est ainsi….. Je continue ma route, et si j’ai bien peu de clients, ceux-là sont biens précieux, et suivront mon chemin grâce à une passion commune…
Je n’ai pas beaucoup d’argent, mais assez pour être heureuse!
Mais j’ai surtout la fierté de participer à l’ouverture de beaux cadeaux ce Noël, à la découverte d’auteurs fabuleux, aux partages de trésors que j’ai aimé autant que leurs nouveaux lecteurs! Et pas depuis derrière mon écran, mais aux côtés de mes clients, avec la joie de leur offrir le meilleur de moi même….
Je n’ai pas perdu contre vous, j’ai gagné la valeur de mon travail, et je continue à faire vivre mon ambition qui, si elle est largement inférieure à la vôtre, est à taille humaine.
Je pars, heureuse, le cœur gros de projets, sur les routes, à la rencontre de nouveaux regards, et de nouveaux sourires! »

Et quelles réactions sur ce groupe de passionnés, comme moi!

J’ai tout simplement enlevé ma publication, pour ne pas créer de polémiques……

Alors voilà, je ne me la ferme pas.

Déjà, il y a quelques jours de cela, j’ai lu sur divers groupes des réactions virulentes sur le fait de « culpabiliser » les consommateurs. Evidemment, ils ne sont pas à la base de la disparition des petites entreprises. Non. Soyons clairs. Ils en sont la clé. Alors, bien sûr, j’ai une réaction de colère face à ce qu’il arrive. N’est ce pas logique  pour quelqu’un de normalement constitué? Mais, à priori, nous, petites entreprises, devons nous taire, et courber le dos face à l’humiliation qui nous est infligée, face à la dévalorisation de notre travail, tout cela pour ne surtout pas « culpabiliser » notre clientèle.

Allons, pauvre commerçant, pauvre « pégu », courbe l’échine, et pleure tout seul dans cette immonde bouillasse! Mais, surtout, lave bien ton visage avant d’apparaître en public, pour ne mettre personne mal à l’aise!

Oh! Rassurez-vous! Je ne pleure pas! Et vous savez pourquoi? Parce que je sais que la clientèle que j’ai gagné grâce à mon travail est au delà de ces réactions! Mais je ne vais pas être hypocrite! Oui! Ce sont biens les nouveaux modes de consommation qui nous font disparaître, qui feront disparaître, à terme, le métier même de bouquiniste! Les marchés aux livres le dimanche matin sur les places des centre ville! Ah! Ben non, chuis con! Il n’y aura PLUS de centres ville!

Mais arrêtons donc de pleurer, et adaptons nous! Je vais dire ça à mes collègues, qui sont à quelques années de la retraite, qui ont trimé toute leur vie et qui sont en train de tout perdre! « Adaptez vous! »

Courons anoblir ces temples de la sur-consommation de médiocrité, créateurs du dixième des emplois que les TPE pourraient offrir! Prosternons nous devant les employés éreintés, numérotés, qui bossent jusqu’à 22h, pour un salaire de misère, pour satisfaire une clientèle toujours plus exigeante, et des actionnaires toujours plus avides!

Oui! Levons nous et faisons cela!

Faites cela!

Moi, je fermerai ma boutique, riche de ce qu’elle m’a apporté, et heureuse de repartir sur les routes, à bord de mon vieux camion brinquebalant, à la rencontre d’une maigre clientèle, mais d’une belle clientèle.

Oui.

Moi, je vais faire cela.

Ecrits, Pensées, qui Content

A******N tueur de TPE? Même Bercy le croit!

Et bien, ça y est, j’ai du mal à y croire, mais le géant de l’e-commerce vient d’être épinglé par la DGCCRF!

Cette dernière lui réclame 10 Millions d’€ pour clauses de contrats abusifs qui pousserait certaines TPE à la faillite!

Alors, je ne vais pas vous refaire l’article, je vais juste vous raconter le  quotidien d’un petit vendeur Am…..

Etre connecté H 24 pour valider les commandes le plus rapidement possible.

Avoir l’angoisse d’une erreur de stock (avec des bugs fréquents sur la plateforme, qui modifient vos entrées, mais bien sûr, les annulations sont à vos frais!).

Avoir l’angoisse d’un retard de la part de la Poste (c’est aussi de votre faute).

Rembourser des clients « mécontents », qui reçoivent votre livre, le lisent, et font une réclamation AZ même 2 mois après…. Ça aussi, c’est la plateforme qui gère, et qui ne vous donne aucune main mise sur la validité du remboursement….

Etre à l’affût du « produit le moins cher », pour être sûr de vendre, face à des géants qui ont des logiciels qui baissent automatiquement leurs prix pour être moins chers que vous….

Etre remboursé de frais de port à hauteur de 2,50€, alors que vous en avez déboursé 6 fois plus…..

Et puis, un jour, vous allumez votre ordi, vous voyez une réclamation d’un client en japonais (si, c’est vrai…), vous voyez une énième augmentation des frais de port, une autre des frais Am, et vous vous rendez compte que vous travaillez à perte, et que la pression de cette machinerie toute puissante vous a fait perdre le sommeil.

Alors, pour ma part, j’ai arrêté il y a longtemps de vendre sur cette plateforme.

Bien sûr, je vends beaucoup moins. Mais mes livres ont un prix. Réel. Juste. Ni trop bas, ni trop haut. Car, il y a cela aussi : en tant que vendeur, vous pouvez fixer n’importe quel prix à un livre d’occas’. Vous pouvez vendre un produit sans valeur à des prix gigantesques. Je me suis sortie de cet immondice qui tue, et les commerçants-artisans, et la valeur de l’objet, du travail. A trop tirer sur les prix, les services, à trop rendre le client, non plus roi, mais empereur, on enlève toute l’essence de la relation commerciale, à double sens! Ces ventes déshumanisées au plus haut point ôtent toute réflexion au client, qui ne voit pas, derrière son écran, le commerçant ou l’artisan qui se bat avec amour pour vendre ses produits. Je vois souvent, sur les réseaux, des acheteurs qui demande à ce qu’on arrête de les culpabiliser, qu’ils commandent au moins cher car ils n’ont pas les moyens de faire autrement. Bien sûr que je les comprends. Mais n’est ce pas injuste de vouloir avoir ce que -en temps normal- on ne pourrait pas se payer, au prix de la faillite du vendeur? Au prix de la désertification des centres villes? Car c’est de cela qu’on parle. Des prix très bas, un service nec plus ultra, mais des êtres humains comme vous et moi, qui s’angoissent, qui perdent de l’argent, et qui finissent par perdre leur entreprise.

Cela fait longtemps que j’essaie de tirer la sonnette d’alarme.

Maintenant, enfin, l’Etat s’en mêle.

Mais ne serait-il pas tout aussi judicieux d’expliquer tout cela aux clients, afin qu’ils se rendent compte de l’impact de leurs achats? Et qu’ainsi, ils fassent le choix de commander en toute connaissance de cause? De leur rendre leur pouvoir de consommateur? Car, on aura beau dire, c’est le client qui fera bouger les choses. Que ce soit pour Am, ou pour d’autres grandes enseignes qui exploitent leur personnel, nous mentent et nous vendent n’importe quoi! C’est nous qui avons les armes les plus destructrices pour cette société de consommation : la conscience!

Ecrits, Pensées, qui Content

190° Marché aux Livres de Sorèze

190! Quel score! Il n’en fallait pas plus à Anne Marie Denis pour rendre cette journée encore plus belle!

Le 5 Novembre 2017, vous avez été nombreux à vous rendre à la journée du Livre, avec de nombreux ateliers consacrés à la lecture, et à l’écriture!

De talentueuses créatrices de « Livres Tissus » nous ont démontré leur talent, avec des ouvrages à la délicatesse ahurissante! Un concours à été organisé, sur le thème « Les Fables de La Fontaine »

Juste à côté, plusieurs associations passionnées nous expliquaient les méandres de la Généalogie.

Et, en traversant cette belle pièce aux carreaux de ciment, nous découvrions une exposition très touchante sur le statut des femmes pendant la Première Guerre Mondiale, la deuxième organisée à l’occasion du centenaire (et oui! Chez Anne Marie, on n’y pense pas qu’à l’occasion des armistices!!)

A 15 heures, sortez vos cahiers, nous passons à la dictée!!!

Et, bien sûr, entre deux ateliers, les promeneurs ont pu flâner entre les étals des bouquinistes, venus comme les œufs, à la douzaine!

Comme chaque mois, toutes sortes de livres vous étaient proposés : Neufs, occasions, raretés, livres anciens…. Ce mois ci, Jackie nous a même offert la chance d’admirer des œuvres de Gaston Marchall, que vous ne pourrez trouver que dans sa brocante, rue Fuziés à Castres!

Ce beau marché aux livres existe donc depuis Décembre 2001. Un record, puisque seuls les marchés de Toulouse ont pu perdurer aussi longtemps! Et tout cela grâce à la passion de l’inébranlable Anne Marie Denis, qui gère donc ce rendez vous mensuel. « Nous avons la chance de pouvoir louer les locaux exceptionnels de l’Abbaye Ecole de Sorèze à l’ADACS, l’association qui a racheté ce bâtiment pour lui donner une nouvelle vie. Depuis, tous les mois, je fais venir une douzaine de bouquinistes, des auteurs, des créateurs d’objets autour du livre…. Pour cette Journée aux Livres, les associations (livres tissus, généalogie, reliure, exposition sur la guerre) ont répondu présentes bénévolement! »

Un travail de titan, qu’Anne Marie porte a bout de bras, en plus de sa petite librairie qu’elle tient au cœur de l’Abbaye, depuis 1999!

Et même si la fréquentation des Marchés aux Livres baisse depuis plusieurs années, de manière générale, elle peut être fière de faire durer celui là! Ce que Monsieur le Maire, lors d’un discours, a pu lui faire remarquer, accompagné de ses remerciements, et des nôtres!

Prochain rendez vous? Le 3 Décembre, marché de noël à l’Abbaye Ecole de Sorèze, avec de nombreux créateurs, et, bien sûr, la horde de bouquinistes habituels!!!!

Pour contacter Anne Marie : Librairie – Salon de Thé Rue Saint Martin, 81540 Sorèze

05 63 50 87 46 / 06 33 62 72 81, courriel : denis.annemarie@sfr.fr

 

Ecrits, Pensées, qui Content

En Forme de Graal et Forêt d’Encre, une reprise échouée…

Voilà un an tout juste que je posais mes cartons dans la bouquinerie « Forêt d’Encre », pour en faire mon bébé, « En Forme de Graal ».

Pour être honnête, et suite à ma décision de fermer la boutique, ce n’est pas un anniversaire que je souhaite fêter….

Si je ne vis pas la fermeture, inévitable, comme un échec, il est dur pour moi d’imaginer cette bouquinerie se vider.

« Forêt d’Encre » s’est ouverte il y a à peu près 8 ans, peu après que je me sois installée à Castres.

C’est très vite devenu mon seul point de repère, dans cette ville que je ne connaissais pas. Une « antre », avec son bazar, ses piles de livres, sa poussière réconfortante. C’est le seul endroit où je pouvais m’offrir quelques livres. C’est là bas que j’ai découvert Fred Vargas, Maylis de Kérangal, Alessandro Barrico, Ken Follet…. C’est là bas que j’ai déniché ce beau Kurnonski à offrir à mon frère, et qui trône toujours dans sa cuisine, et surtout, surtout, ce vieux bouquin traitant des modes de tissages péruviens, à la fille de ma belle sœur, péruvienne elle aussi, et passionnée par la mode et les tissus…. Nombre des livres de mon fils viennent de là bas…..

Ainsi, ce n’est pas la fermeture de « En Forme de Graal » qui me rend triste, puisque la bouquinerie reprendra vite la route pour de nouvelles aventures « ambulantes », mais c’est réellement le fait de voir ce petit commerce se vider de tout ces bouquins, qui auraient pu rendre tant de gens heureux….

Les journées à la boutique ne sont pas  à la joie…. je vois ce « traité de la pipe », fabuleusement drôle, attendre désespérément de sortir du rayon…. « La Foire aux Nains », ce bel album jeunesse neuf, à tout petit prix, venant régulièrement chercher son nouveau propriétaire dans la vitrine… J’attends mes clients, qui ne viennent pas…Je ne sais pas ce qui s’est passé. L’ancien propriétaire est aussi triste que moi de la situation….

Si la date de la fermeture n’est pas programmée (j’espère tout de même trouver un repreneur pour le bail), et ne se fera pas avant le début de l’année, il est grand temps pour moi de tourner la page, avec tristesse mais sans regrets, ni remords. J’ai rencontré des gens formidables grâce à  cette petite boutique. Magali, Luc, Guillaume, Mélanie, Arnaud, Michel, Chantal….. des gens passionnés, passionnants, qui me portent et me soulèvent dans cette épreuve. Et c’est grâce à eux que je ne baisse pas les bras, mais que je me tourne raisonnablement sur un autre système de commerce, pour continuer mon implication dans la culture dans le Tarn. Une Librairie Ambulante, qui ira à la rencontre des personnes isolées dans les petits villages, avec mon vieux camion Volkswagen. La présentation des nouveaux auteurs lors de rencontres, au plus près des lecteurs… Le site, qui continue, grâce à ce blog et à la chaîne Youtube et les « Chroniques du Cochon Littéraire ». J’aurais plus le temps de me déplacer dans les structures pour y présenter les auteurs naissants, toujours avec ma passion, ma conviction. Je compte également faire une formation de « Correctrice Maquettiste », afin de me mettre au service des auteurs qui en auraient besoin, pour un tout petit prix…

Une cagnotte participative sera organisée pour financer la restauration de mon vieux fourgon et son aménagement.

Mais si vous souhaitez me soutenir, vous pouvez tout simplement vous rendre à la boutique pour y découvrir mes trésors, ou bien visiter mon site, qui se remplit tous les jours de nouveaux bouquins….

A très bientôt, pour de nouvelles chroniques, et de nouvelles aventures!

https://www.bouquinerie.me/

https://www.youtube.com/channel/UCuoG3whL259Rge_a0XDOmuA/videos

Ecrits, Pensées, qui Content·Non classé

Les 10 choses à ne pas dire à un bouquiniste

Mue par un élan d’inspiration et de dérision, un petit article sur le pouce!

Car il vaut mieux en rire!

 

  1. Mais vous faites des livres d’occasion?

Une fois, ça va. Au bout d’un an, on brûle d’envie d’encadrer la définition de « Bouquinerie » à l’entrée de …. ben la bouquinerie…

2. Vous rachetez les livres?

Tout pareil. Néanmoins, il faut comprendre que, pour qu’un commerce fonctionne, il faut que la balance achat-vente soit équilibrée…. et si tous les clients qui viennent me vendre des livres m’en achetaient un par mois, on serait vite bons!

3. Comment ça, vous ne rachetez pas maintenant, mais on est le 30 et j’ai besoin d’argent!

En général, vient à la suite de la réponse à la question 2. Et, comme pour la 1, au bout d’un an, c’est la définition du mot « Banque » qu’on a envie de rajouter dans le cadre!

4. Vous n’avez pas « les dialogues pédagogiques » de Michel Verret? Mais vous n’avez rien!!!

Afin de ne pas perdre espoir dans la nature humaine, considérons que le client porte une minerve invisible qui lui empêche de faire un tour à 80° et de voir les…. 3000 livres disponibles dans la boutique!

5. Vous les avez tous lus?

Non. Non. NON!!!!!!!! Et surtout pas la biographie de Marthe Villalonga… (celui là, par contre, je l’ai en boutique! )

6. Tous les livres viennent de votre bibliothèque?

Oui tout à fait! Je disposais d’une pièce de 48 mètres carrés pour les ranger dans mon manoir, mais depuis peu je collectionne aussi les sculptures en allumettes, du coup, j’ai dû faire de la place…

7. Bonjour, vous avez le dernier Vargas en occasion (celui qui est sorti il y a 15 jours)?

Non, du coup désolé, il va falloir attendre un peu…

8. Sur les marchés : Bonjour, vous vendez pas votre camion par hasard?

Siiiii…… mais peut être quand je serais à la retraite?…..

9. Mais comment ça se fait que vous soyez aussi chère? Je l’ai vu à 20 cts au vide grenier la semaine dernière!

Expliquer calmement au client les notions de commerce, service, rangement, charges…. et trouvez le moyen de lui répondre tout aussi poliment quand il vous demande la date du prochain vide grenier….

10. Ah, vous ne pouvez pas me racheter mes livres? Vous pouvez me les estimer, j’ai pas envie de payer un pro….

Ne rien répondre…. surtout pas….!

 

Voili voilou! Et, encore, je ne me plains pas, j’en ai que 10!! 😉

 

 

Auto édités et indépendants·Dans votre bouquinerie·Ecrits, Pensées, qui Content

Les Auteurs en Terrasse – Rencontre d’Auteurs Indépendants

Inked21768736_520252104979794_5778389069693024970_o_LI21764795_1819249304782317_9178568143514758806_n

 

Une belle journée vous a été proposée par votre bouquinerie En Forme de Graal!!!

Des auteurs de la région sont venus vous présenter leurs livres! Karl Quartino, Fabrice Gutierrez, Michel Chandelier, Pascal Fragiacomo, Chantal Fabrega, Sarah Lacote, Marie Dumas et Mélanie Talcott se sont donnés rendez vous sous un radieux soleil de Septembre, pour votre plus grand bonheur! Autour d’une table, sur un pouf, devant un thé, mais toujours avec générosité, ils nous ont offert un superbe moment!!

Vous avez eu l’immense chance de pouvoir les écouter lire leurs textes, tout cela dans un décor cosy, propice à la détente : coussins, tables basses tapis, lustres, fleurs, plantes vertes…. le « salon » des auteurs indépendants, c’était une grande première dans le Sud Ouest!!!

Ainsi, les promeneurs du samedi ont été surpris, au détour d’une rue pavée, de pouvoir s’installer et profiter de ces lectures… un instant exceptionnel, rempli d’émotions!!

Mais au delà de vous rencontrer, ils se sont découverts entre eux! Autour d’un bon repas le midi, ils ont pu partager, débattre, rire… Encore un autre aspect de cette journée placée sous le signe du partage!!!

Le splendide Hôtel de Neyrac a donc abrité de son ombre bienveillante un instant de culture, de complicité, et de joie… La place Gabarrou a été animée de rires, et cela n’a pas de prix!!

Merci donc à vous auteurs, amis, clients, qui m’ont fait confiance et ont participé à cette journée!! Nous avons pu prouver tout ce que votre bouquinerie peut vous offrir!!! Castres a pu se vanter d’être la première ville du Sud Ouest a consacrer un tel événement aux auteurs indépendants!

La seule ombre au tableau fut néanmoins le manque de fréquentation. Comme vous avez pu le lire, ce fut une journée exceptionnelle, mais trop peu partagée par les lecteurs. Il faisait beau, il y avait une foire, il fallait faire les courses, nous avons oublié, « l’eau était trop humide »…. tant de raisons qui se comprennent. Pour autant, la mise en place d’un tel événement ne peut se faire sans vous, lecteurs, qui êtes l’essence et la raison de notre implication commune. Alors, certes, les autorisations définitives sont arrivées trop tard pour faire une promotion plus importante, mais…. il y a eu des affiches, des articles, une émission de radio… Le bouche à oreille, les passants le jour J…. La visibilité de la journée a été largement relayée, suffisamment pour que ce soit un succès complet. Mais vous n’avez pas été là, et cela remet en question l’organisation de futures animations. Votre bouquinerie met un point d’honneur a rendre la culture accessible à tous, grâce à ses petits prix, à ses auteurs inconnus, à son implication dans l’organisation de moments de partage et de rencontres. Pour que ces animations perdurent, pour que le centre ville voit ses quartiers animés de telle sorte, pour que des lecteurs puissent se faire plaisir, cela dépend aussi de vous!

En attendant, les livres proposés samedi sont toujours disponibles à la boutique, ainsi que les chroniques s’y référant sur ce blog!

Ecrits, Pensées, qui Content

Antigone, Ulysse, Kino, Norma et moi….

Au moment où je rencontre un livre qui me marque énormément, et pour lequel je risque d’écrire des chroniques qui pourraient vous paraître excessives, je voulais partager cet article pour que vous compreniez ma démarche.

Je vais, bien entendu, vous parler de lecture, mais, soyons d’accord, l’Adagio d’Albinoni, « A la belle étoile » de Mathieu Chédid, le cri de Munch, ou bien cette photo de Sian d’Aqui https://www.facebook.com/siandaquiphotos/photos/a.827099650786625.1073741920.263979347098661/827099664119957/?type=3&theater

me procurent les mêmes émotions.

Je voulais donc vous parler des livres de ma vie, et pourquoi ils m’ont tant marqués (même si je n’ai qu’un début de réponse).

Procédons par ordre chronologique, et partons visiter ma maison.

Au dessus du salon, la bibliothèque dominait la grande pièce depuis sa mezzanine (aujourd’hui, à la place, se tient une peinture préhistorique faite par mon neveu). Rien de particulier, des classiques, des Pyrénées Magasine, des Sélection du Rider’s Digest et….. cette édition de Papillon, que mon père  m’a toujours interdit de lire (car trop dur à son goût), mais qui m’attirait comme un aimant. Je restait des heures, assise sur le parquet en chêne, juste à observer la tranche, hypnotisée. 20 ans (et des brouettes) plus tard, un client m’apporte la même. Elle est cachée, derrière mon bureau, précieusement conservée, telle un Graal, et je ne sais si elle sera un jour ouverte. Peut être ais je peur, en levant cette interdiction suprême, de perdre tout à fait mon père, pourtant parti il y a déjà 17 ans…

Puisque nous parlons de mon père, je vais sauter quelques années et vous présenter Norma, héroïne (même si ce mot ne lui convient pas) d’une auteure auto éditée, Mélanie Talcott, MA découverte littéraire de l’année. Dans « Alzheimer, même toi on t’oubliera », Norma raconte la maladie de ma mère. Et ces putains de souffrances ignobles, cruelles, malsaines, merdiques que nous avons tous vécus ont été comme …. pompées par le récit de Norma. C’est l’exemple type du livre psychanalytique.

Au collège, j’ai rencontré Kino. La Perle de Steinbeck a été le premier bouquin que j’ai littéralement balancé à travers ma chambre, tant il me dérangeait et me faisait mal.

Comme j’ai senti cette piqûre de Scorpion, comme j’ai vomi cette Perle, comme j’ai pleuré, ragé, à la perte de Coyotito!!!!! C’est le premier livre m’ayant fait ressentir autant d’émotions. Et c’est loin, loin d’être le dernier!

J’ai perdu mon père l’année du bac, et j’ai trouvé Antigone. L’Antigone d’Anouilh est Le livre de ma vie. Je n’en ai encore jamais rencontré de plus marquant. J’ai aimé Hémon, identifié ma sœur à Ismène, si belle, si merveilleusement plus belle que moi, je me suis enfermée (et je m’enferme encore), dans cette grotte, avec cette ceinture de rubans de satin… Adolescente, j’étais maigre et noiraude comme Antigone. Mais aussi belle de souffrance, et elle m’a largement aidé a accepter cette tristesse, et à devenir adulte. Et j’en ai ai offert un exemplaire à ma belle sœur, naturellement, d’une part car elle me touche, d’autre part car je sais qu’elle sera aussi touchée que moi par cette lecture.

Et nous voici à ce matin, où les soucis, les émotions, la fatigue, se sont emparés de moi, comme cela nous arrive à tous. « L’Incroyable vie d’Ulysse Marbaud » était sur mon oreiller. Et j’ai juste eu besoin de me retrouver auprès d’Ulysse, pendant sa séance de relaxation, et j’ai relu le passage de sa visite dans le camp Rrom, j’ai parlé de mon angoisse et de mon bonheur de gadjo à Mérit, je me suis reposée, au milieu des roulottes, au milieu des tsiganes, et je me suis sentie bien. Et je sait que je combattrais, comme vous, le Serpent toute ma vie, que mes émotions me porteront où me boufferont, mais qu’Ulysse et Norma seront là, tout prêt, comme Kino, comme Antigone, comme Etienne Lantier, comme Adamsberg, et les pendules molles…

Alors, je me rends compte que je ne vous parle pas de lecture, d’art, mais tout simplement d’émotions, tout simplement … de vie!

 

Ecrits, Pensées, qui Content

Ma vie de Râteau

Bonjour! Moi, c’est  Râteau! Enfin, je crois, c’est ce que disent mes maîtres quand ils veulent que je vienne…du coup, je crois que c’est mon nom… »Râteau »! Il paraît que c’est rigolo… moi, je m’en fiche, tant que mes maîtres m’appellent, par tous les noms, ça me va!

Je ne les connaît pas bien, mes maîtres, cela ne fait qu’une semaine que je suis avec eux. Avant, j’étais dans une cage, dans ce qu’on appelle « un chenil » , et je m’appelais « Chacal ». C’est mon petit maître qui trouvait que « Râteau », c’est plus rigolo.Le chenil, c’est un endroit où il y a plein de chiens comme moi, « abandonnés ». Je ne sais pas ce que ça veut dire. Je sais juste que j’étais là depuis que j’étais tout petit, je ne me souviens pas pourquoi. Iron, mon copain de la cage d’à côté, il dit que ses maîtres l’on amené ici, un jour, loin de la maison. Tout ça parce qu’ils en avaient marre qu’il parte chasser. Mais « Iron » est un Fox Terrier », un chien de chasse… du coup, ils devaient le savoir non, qu’il allait partir chasser? Pourquoi ils ont voulu de lui, si c’était pas pour bien s’en occuper? De l’autre côté, il y a un autre chien. Lui, il a jamais parlé à personne, il reste tout le temps au fond de sa cage, dans son caca. On dit qu’il est « trau-ma-ti-sé ». En fait, ses maîtres sont partis en vacances sans lui, un jour, dans un hôtel où on n’acceptait pas les chiens. Comme si c’était un jouet, qu’on laisse au milieu du salon quand on est pas là, et que c’est pas grave si on s’en occupe pas….comme si on avait pas de cœur, parce qu’on est des chiens….

Donc, dans ce chenil, j’avais plein de copains! Ashra, Biscotte, Half… Ils sont tous tellement gentils! Mais on pouvait pas jouer ensemble, on était séparés par du grillage. C’est bête, on discutait tout le temps!Beaucoup de mes voisins sont devenus fous à force d’être enfermés. Il y avait deux messieurs et deux dames, qui s’occupaient de nous, comme ils pouvaient… Ils n’avaient pas le temps de nous faire des câlins, parce qu’on était trop nombreux. Mais, les pauvres, on voyait bien que ça leur faisait de la peine.

Oh, moi, je ne me suis jamais trop plains. J’avais à manger, une niche, ma cage était toujours propre, et les gens qui s’occupaient de nous nous aimaient, ça, on peux pas dire le contraire! Mais, c’est vrai, il faut avouer que cela n’a rien à voir avec ma vie de maintenant!!!! Vous ne pouvez pas savoir la chance que j’ai!!!! J’ai trois maîtres rien qu’à moi!!! Enfin, rien qu’à moi, c’est pas tout à fait vrai…. Je dois cohabiter avec un gros chat qui ne m’aime pas trop, un cochon d’Inde qui a peur de moi, et un autre qui vient frotter son nez contre le mien quand je viens contre la cage, il est rigolo! Nous avons donc un maître, il est cool, on joue au rugby le soir tous les deux! Un petit maître qui me fait tout le temps des câlins, et qui me prête ses peluches (à part que j’ en ai mangé une, sans faire exprès, je crois qu’il ne va plus trop vouloir me les prêter, c’est de ma faute….) et aussi une maîtresse, qui reste tout le temps avec moi! Elle m’apprend des choses : couché, attends, reste, au pied… c’est pas toujours facile, mais elle dit que c’est pour ma sé-cu-ri-té…

Parce qu’en fait, ce que je ne vous ai pas dit, c’est que j’ai deux maisons! Une grande où il y a un grand jardin dans lequel on s’amuse tous ensemble, et une plus petite, où il y a plein de livres, plein de gens qui rentrent et qui sortent, et des copines de ma maîtresse qui viennent me faire des câlins…. c’est super non? J’y vais presque tous les jours, et quand on y va pas, on part se balader, tous ensemble, comme une famille…. tout le monde dit que je suis super sage, que j’écoute, que je reste au pied….mais, qu’est ce que vous croyez, mes maîtres sont tellement sympas, je fais tout pour rester avec eux! Parce que, au chenil, même si ceux qui s’occupaient de nous étaient aussi sympas, c’était quand même pas la joie!

Là bas, tout le monde est triste, tout le monde hurle…. on a tous à peu près la même histoire vous savez, une famille, le bonheur, et du jour au lendemain, on ne veux plus de nous, on n’a pas le temps de nous aimer….je comprends pas trop, en fait, les humains…. Y’en a qui sont supers, qui veulent qu’on soient le mieux possible, et d’autres qui s’en fichent, qui n’ont pas le temps, pas l’argent….. mon copain Victor, il m’a même dit que certains s’amusent à nous faire du mal exprès, parce que ça les fait rire! Mais ça, quand même, ça m’étonnerait…. vous y croyez, vous? Non, il doit dire n’importe quoi…. en plus, Victor, tout le monde dit qu’il est trau-ma-ti-sé : il saute tout le temps partout, et il essaie tout le temps d’attraper sa queue… où alors, c’est parce qu’on lui a fait du mal? Le problème, avec des copains comme lui, c’est que personne ne veut s’en occuper, et que si ils restent trop longtemps et trop fou, ben, on les eu-tha-na-sie…. encore un mot que je ne comprends pas, mais ça à l’air super grave, et un beau jour, ils s’en vont et on ne les voit plus…

Alors, vous voyez, j’ai bien de la chance de m’en être sorti quand même….Et je vais tout faire pour être le plus heureux possible! Mais ça ne va pas être dur! Vous voyez, là, pendant que ma maîtresse écrit cet article, moi je suis couché à ses pieds, j’accueille les clients et je me recouche tranquillement… Et elle, c’est bizarre, elle verse quelques larmes en écrivant…. c’est bête, on a tout pour être heureux tous ensemble!!! Mais, ce qui est sûr, c’est que je prie très fort tous les soirs pour mes copains d’avant, pour qu’ils trouvent une famille, comme moi, Dick, Nola, Scott, et tous les autres…

Ma maîtresse va vous mettre ce qu’on appelle un « lien », c’est un truc où vous pouvez voir leurs photos, mais le mieux, c’est d’aller les caresser non?

http://arche.samy.free.fr/petitsmoyenscompa/index.html

 

Ecrits, Pensées, qui Content

En Forme de Graal : difficultés, rencontres et enrichissement

9 mois, c’est la durée qu’il m’a fallu pour mener à bien mon projet.

9 mois plus tard, les premiers résultats demandent à vous être partagés!!!

Je ne vais pas refaire l’histoire de la boutique, elle a été relayée dans les articles et émissions partagées récemment.

En revanche, avant toute chose, (et cela ne m’enchante pas), je voudrais spécifier que, si ce projet ressemble fort à un coup de tête, il n’en est pas un.

Il résulte d’une formation, courte mais intense, par Thierry, dont je remercie encore et toujours la patience. Il m’a passé son bébé, m’a aidé à le faire grandir!

Mais aussi d’un suivi professionnel à la chambre de commerce, de longues heures à monter des prévisionnels basés sur des chiffres réels, une étude de marché, des ajustements, des remises en questions.

Si je donne ces détails, c’est que je ne vais pas commencer par la partie la plus agréable….

La boutique n’est pas en bonne santé, malgré les chiffres étudiés, malgré le travail et l’investissement. Est ce négatif? Non, mais il me semble important de dire la vérité.

Plusieurs causes à cela, un enchaînement de mauvaises circonstances, plus que de mauvais pas.

Un moteur cassé, qui m’a empêché de faire les marchés de janvier à mars, et à coûté énormément d’argent.

Une très mauvaise décision, imposée par la banque, dix minutes avant de signer le prêt, deux semaines avant de devoir virer l’argent du prêt pour l’achat de la boutique, et qui me prive d’une partie de mon avance de trésorerie.

Une économie des ventes internet catastrophique! Je suis aujourd’hui à….10% de mon prévisionnel!!! Jusqu’à moins 70% pour d’autres confrères, tous secteurs confondus.

Les élections, qui ont créé un climat anxiogène peu souvent connu, auxquelles s’est greffé la formidable canicule de Juin, qui a vidé les rues…

Et, aujourd’hui, la décision (un peu brutale je dois avouer), de mon fournisseur de reprendre le percolateur. Cette machine est en location, mais il faut un minimum de café commandé pour pallier les frais…et j’en suis malheureusement loin. Mais, tout le monde doit faire vivre son commerce, et je comprends sa décision.

Je n’ai pas eu la main sur ces événements. Mais ils m’ont permis de reprendre férocement la main  sur la boutique. Avec des résultats immédiats, puisque sur les mois de mars et avril (pas les meilleurs mois au centre ville), elle a à elle seule payé les charges. Le chiffre en a été doublé par deux! preuve qu’elle a beaucoup à donner!!!

Néanmoins, deux mois, c’est peu, et cela ne suffit pas.

Alors, je dois vous avouer que j’ai eu des grosses grosses périodes de doutes…. Et cela à été le seul sujet de disputes avec mon mari! Lui, il y croit, il croit en moi, il me pousse, il m’aide, il m’encourage! Et il a raison, je ne doute plus, je reprends confiance!

Et l’immuable (et vrai) refrain de mon amie Sybil, « Il y a toujours des solutions! Si il n’y a pas de solutions, c’est qu’il n’y a pas de problèmes!!!! »

Alors, j’ai bossé, bossé!!!! Je me suis remise en question, j’ai monté des projets…. Et cela finit par payer!

Mais il y a eu surtout des rencontres, de formidables rencontres!

Pascale, qui m’éclaire de conseils éclairés par de belles années d’expérience!

Didier, qui remue ciel et terre pour que les Speed Bookings soient combles! (Et on en est pas loin Didier!)

Magali, qui est venue, un jour, avec une amie, et qui n’est plus trop repartie!

Une nouvelle impulsion, grâce à elle: le blog, les chroniques, les autos édités! Mélanie, MA révélation littéraire de l’année!!!! Quel talent époustouflant!!!! Luc, Guillaume, Marie, aujourd’hui, Arnaud, très bientôt Karl….. autant de talents que je suis fière de mettre en avant, de faire découvrir, très humblement, avec mes touts petits moyens, dans ma toute petite boutique, mais avec une passion grandissante!

Et Magali, toujours, qui veille, Sybil, Marine, Chantal, Didier, petites comètes, petites étoiles, qui papillonnent dans ma boutique, dans mes projets….

Et mon mari, que je découvre de jour en jour! La voilà, ma première réussite!  35 ans, un amour d’enfant, mariée, et de plus en plus amoureuse de mon homme, qui me soutient de plus en plus chaque jour! Qui relit chaque chronique, m’écoute parler de chaque auteur, comme si lui même les connaissait! (il faut savoir que mon mari lit très très peu!!!).

Et les toutes dernières rencontres, toute « fraîches », celles qui, je pense, seront le dernier coup de clé du démarrage.

J’ai été récemment comblée d’être l’invitée de ‘ »Passeurs de Bougnettes », émission de LA radio locale de Castres : « Radiom ». Une révélation!!!! Au delà du fait que je me sois éclatée durant cette émission, je me suis surtout rendue compte de l’engouement suscité par la boutique auprès de Nico, Antoine, Claude, les animateurs (talentueux!), mais aussi de Karl, écrivain très bientôt chroni-croqué sur mon blog! Cet échange passionnant, avec des passionnés, m’a permit de réaliser que je tenais le bon bout, que je suis à deux doigts de la réussite ( devant vos compliments, j’ai été plusieurs fois à deux doigts de la combustion humaine spontanée!!!)! Alors, MERCI à vous! Je suis reboostée, de nouveau de l’énergie pour 10 000 projets!!!!

Les projets, justement, il y en a encore!!!!

Je vais tout d’abord profiter de l’été pour réfléchir à certaines remises en questions : la communication, d’abord. Facebook, c’est bien. Mais si toutes les personnes ayant « liké » ma page, et trouvant les activités proposées formidables, venaient aux dites activités, je n’aurais pas trop de souci à me faire…. C’est bien, de liker , de commenter….le mieux, c’est de venir s’en rendre compte!

Les activités : malheureusement, je vais devoir me résoudre à faire des ajustements indispensables…..les réservations devront être payées avant l’atelier! sur le mois de juin, 3 ateliers annulés faute de clients. Et les maigres réservations effectuées ont tout simplement été… oubliées…. Un atelier demande beaucoup de temps, qui pourrait être investit autrement. Les réservations payantes seront obligatoires…(et je ne parle pas du manque de respect qu’un « oubli » procure….)

Les horaires : nouveaux rythmes scolaires, la boutique sera fermée les mercredis matins, pour prendre du temps avec mon loulou. Euh, oui, ok, aussi parce qu’on a pas les moyens de payer plus de garderie et de nounou….

La soirée Kaamelott, on en a parlé lors de l’émission.

Les lectures de contes reconduites (je suis têtue!!!)

Nouveaux cafés parents, mais peut être en partenariat…

Et, bien sûr, nouveaux auteurs!!!!

Il paraît peut être un peu « pompeux » d’écrire un article de cette taille sur la boutique, mais cela représente un tel investissement, avec tellement de personnes impliquées, et surtout, surtout, cela résulte d’une telle passion!

Cet article est autant fait pour être lu que pour être partagé!!!!