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Jésus – Hans Küng

J’avais promis à ma copine, qui est en train de monter une librairie, de chroniquer les bouquins édités que je lirais, donc, c’est parti! Ce que j’ai oublié de préciser, c’est qu’elle devrait ouvrir un rayon histoire…. Alors ba, du coup, à attaquer, autant y aller fort avec cet ouvrage « OVNI »…. ben si, même chez Seuil, il y en a.

Tout d’abord, une petite présentation de l’auteur, histoire de poser le contexte :

Hans Küng, théologien suisse, est ordonné prêtre en 1954.  En 1960, il est nommé professeur universitaire de théologie en Allemagne. Là où ça devient intéressant, c’est que son voisin à la cantoche n’est autre que Joseph Ratzinger. Mais siiii, attendez, j’vous promets ça à un lien avec ma chronique! En 1968, il ne roulait certes pas en VW combi et ne portait pas de pattes d’éph’, mais il s’est quand même attaqué aux propos du Pape Paul VI, qui condamnait les méthodes contraceptives…. Ses divers ouvrages théologiques à venir et son implication dans la discussion inter-religieuse ne vont pô tellement réchauffer ses relations avec Rome, qui va aller jusqu’à lui retirer son habilité à enseigner la théologie et à participer à la collation des grades universitaires catholiques  ( la Missio Canonina, pour faire le malin dimanche au repas de chez Mamie). Et ce « Jésus », est une réponse claire au livre de Joseph Ratzinger, « Jésus de Nazareth », dont il remet en question la vision uniquement divine. Nan, mais ça, c’est parce que Joseph lui piquait tout le temps ses frites à la cantoche…. Et, pour la faire court, il a reçu en 2001 le prix Consciences Planétaires, pour son travail sur les relations inter-religieuses.

Donc, dans son « Jésus », qui est une réédition de son ouvrage « Etre Chrétien », mais basé uniquement sur l’histoire de notre Sauveur, Hans Küng nous offre une approche autant historique que théologique de la vie terrestre du Christ. Même si, évidemment, les Evangiles ont été écrits à plusieurs dizaines d’années de la mort de Jésus, et ne peuvent donc pas nous offrir de quoi faire une réelle biographie, ce bouquin place l’arrivée du « Messie » dans un contexte historique et politique, qui le replace dans une réalité loin d’être divine, et qui va nous aider à comprendre  ses pensées, ses messages, et, surtout, ce qu’on en a fait. Une approche très pragmatique donc, qui, par exemple, va également éloigner Jésus d’un rôle « révolutionnaire » que certains, à coup de raccourcis très raccourcis, auraient pu lui apporter. Ainsi, malgré le contexte très tendu de l’époque, son message n’était qu’un message de paix, que, à la lecture, nous pouvons libérer de tout dogme religieux. Ainsi, Hans Küng est parvenu à le rendre réellement « universel ». N’importe qui, grâce à ce livre, et aux recherches scientifiques et archéologiques des dernières décennies, peut apprendre, et recevoir ce qu’il désire de cette parole qui est clairement détachée de toute « doctrine » religieuse. Si l’auteur est un prêtre catholique, nous avons bien compris qu’il n’a pas forcément la même vision que sa hiérarchie, et cela ouvre son oeuvre à tous lecteurs, chrétien ou pas! Au niveau de difficulté de lecture, je vous avoue que, si vous avez séché le caté, vaut mieux avoir wikipedia pas loin, quand même 😉 !

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Ecrits, Pensées, qui Content

Article anti-commercial à ne surtout pas lire!!!!!

Un article en réaction à une situation qui me dépasse et me sidère….

Ce matin, préparant mon affiche – message en vue de la fermeture de la boutique, je la partage sur mon mur, et sur un groupe de passionnés de lecture et de livres.

Avant d’aller plus loin, voici le message en question :

« Très peu chers Amazon et Centre Commerciaux, 
Et bien voilà, incapable de lutter je ferme mes portes bientôt….
Ce n’est pas grave, c’est ainsi….. Je continue ma route, et si j’ai bien peu de clients, ceux-là sont biens précieux, et suivront mon chemin grâce à une passion commune…
Je n’ai pas beaucoup d’argent, mais assez pour être heureuse!
Mais j’ai surtout la fierté de participer à l’ouverture de beaux cadeaux ce Noël, à la découverte d’auteurs fabuleux, aux partages de trésors que j’ai aimé autant que leurs nouveaux lecteurs! Et pas depuis derrière mon écran, mais aux côtés de mes clients, avec la joie de leur offrir le meilleur de moi même….
Je n’ai pas perdu contre vous, j’ai gagné la valeur de mon travail, et je continue à faire vivre mon ambition qui, si elle est largement inférieure à la vôtre, est à taille humaine.
Je pars, heureuse, le cœur gros de projets, sur les routes, à la rencontre de nouveaux regards, et de nouveaux sourires! »

Et quelles réactions sur ce groupe de passionnés, comme moi!

J’ai tout simplement enlevé ma publication, pour ne pas créer de polémiques……

Alors voilà, je ne me la ferme pas.

Déjà, il y a quelques jours de cela, j’ai lu sur divers groupes des réactions virulentes sur le fait de « culpabiliser » les consommateurs. Evidemment, ils ne sont pas à la base de la disparition des petites entreprises. Non. Soyons clairs. Ils en sont la clé. Alors, bien sûr, j’ai une réaction de colère face à ce qu’il arrive. N’est ce pas logique  pour quelqu’un de normalement constitué? Mais, à priori, nous, petites entreprises, devons nous taire, et courber le dos face à l’humiliation qui nous est infligée, face à la dévalorisation de notre travail, tout cela pour ne surtout pas « culpabiliser » notre clientèle.

Allons, pauvre commerçant, pauvre « pégu », courbe l’échine, et pleure tout seul dans cette immonde bouillasse! Mais, surtout, lave bien ton visage avant d’apparaître en public, pour ne mettre personne mal à l’aise!

Oh! Rassurez-vous! Je ne pleure pas! Et vous savez pourquoi? Parce que je sais que la clientèle que j’ai gagné grâce à mon travail est au delà de ces réactions! Mais je ne vais pas être hypocrite! Oui! Ce sont biens les nouveaux modes de consommation qui nous font disparaître, qui feront disparaître, à terme, le métier même de bouquiniste! Les marchés aux livres le dimanche matin sur les places des centre ville! Ah! Ben non, chuis con! Il n’y aura PLUS de centres ville!

Mais arrêtons donc de pleurer, et adaptons nous! Je vais dire ça à mes collègues, qui sont à quelques années de la retraite, qui ont trimé toute leur vie et qui sont en train de tout perdre! « Adaptez vous! »

Courons anoblir ces temples de la sur-consommation de médiocrité, créateurs du dixième des emplois que les TPE pourraient offrir! Prosternons nous devant les employés éreintés, numérotés, qui bossent jusqu’à 22h, pour un salaire de misère, pour satisfaire une clientèle toujours plus exigeante, et des actionnaires toujours plus avides!

Oui! Levons nous et faisons cela!

Faites cela!

Moi, je fermerai ma boutique, riche de ce qu’elle m’a apporté, et heureuse de repartir sur les routes, à bord de mon vieux camion brinquebalant, à la rencontre d’une maigre clientèle, mais d’une belle clientèle.

Oui.

Moi, je vais faire cela.

Auteurs Edités

Buczko – Loana Hoarau

Buczko, c’est l’histoire infâme d’un pédophile, la pire représentation de l’espèce humaine, qui viole, torture, loue à son pote et tue.

Sur fond de cave, de poupées, de rails d’héro et de vodka, Buczko contemple la lente agonie de ses victimes avant de les faire fondre dans l’acide….

Jusqu’au jour où il tombe amoureux de sa victime, sombre un peu plus dans la folie, et déraille……

Objectivement, ce livre ne sert à rien. Il n’envoie pas de messages du genre « Faites attention à bien dire de ne pas monter avec des inconnus à vos enfants! ». Il n’est pas exutoire, car il est impossible de s’identifier un tant soit peu à la merde humaine qu’il décrit. C’est au delà de tout ça. Ce livre est une performance, littéraire et artistique.

Si je n’ai pas envie envie de le comparer, l’omniprésence de drogues, d’alcool, de violence, de sang et de sexe putride me fait tout de même penser à « American Psycho », de Bret Easton Ellis. A part que, et je n’arrive toujours pas à définir comment, Loana n’est ni obscène, ni malsaine dans son écriture. American Psycho, je l’ai jeté, de colère. Buczko, je l’ai fini. Peut être tout simplement grâce au nombre de pages (257 pour B, contre le double pour AP. Loana a définit la bonne longueur, pour justement, ne pas en faire trop). Peut être parce que le personnage de Loana est tellement plus « normal », et tellement plus « commun ».  Peut être grâce à cet infime espoir, qu’elle glisse comme une plume de duvet, au moment où on pense s’arrêter de lire…. Ou tout simplement à son indéniable talent!

Je ne peux clairement pas vous conseiller ce bouquin, car je ne vous connaît pas. Il faut clairement être super accroché, ne pas être novice dans l’horreur. Mais si vous êtes adeptes du genre, foncez, comme je l’ai dit plus haut, c’est une performance de l’avoir écrit, c’en est également une de le lire!

Auteurs Edités

Quand sors la Recluse – Fred Vargas

Une fois n’est pas coutume, je viens vous parler d’un livre édité (diantre!) et, qui plus est, par une auteure « bankable » (arghhhh!!!).

Je suis Fred Vargas depuis plusieurs années, et j’avoue m’être jetée chez le libraire du quartier dès que son dernier opus est sorti!

Il m’a néanmoins fallu deux lectures pour comprendre ce qui m’avait plut et déçut….

J’ai retrouvé avec plaisir toute l’équipe du commissaire Adamsberg, dans la continuité de « Temps Glaciaires », puisque la brigade l’appelle au secours alors qu’il se remet d’une enquête difficile en Islande.

Alors, déjà, premier cliché : malgré Danglard et Veyrenc, décidément, rien ne peux se faire sans Adamsberg….

Une fois l’enquête initiale résolue (en deux jours….), « Ad » se prend d’intérêt pour des morts dues à des piqûres d’une araignée en temps normal inoffensive : la recluse.

S’ensuit l’habituel schéma de la série : une enquête aussi brillante que fumeuse, de nouveaux personnages toujours aussi originaux qu’attachants, le duel Danglard – Adamsberg qui s’intensifie…. C’est cela, le « schéma habituel », dans lequel Vargas semble être très à l’aise (ou « commandée »?).

Pas beaucoup de changements dans cet opus : on prend les mêmes et on recommence.

Si, une originalité tout de même : ce formidable imbroglio entre le passé et le présent du commissaire, ces souvenirs fumeux (ce n’est, ici, pas péjoratif) d’un cauchemar de son enfance, qui lui offre le dénouement de son enquête….. à 30 ans et 500 bornes de distance, l’auteure a prit le risque de placer l’intrigue au cœur de la vie d’Adamsberg. Eeeeeet……. c’est plus ou moins réussi….. à mon sens, c’est tout de même tiré par les cheveux, comme si elle était allée trop loin….. En règle générale, Vargas, cela fonctionne, et on prend même plaisir à avoir du mal à la suivre. Mais là, je ne sais pas si c’est l’incongruité de la situation, où la manière dont c’est mené, mais je n’y ai clairement pas adhéré…

Donc, voilà pour les points négatifs.

Et les points positifs sont à peu près les mêmes!

Adamsberg ne change pas, on l’aime toujours autant. On retrouve les mêmes tensions dans l’équipe, et l’importance qui est donné aux relations, aux profils, aux sentiments. C’est toujours aussi plein de tendresse, et on est toujours autant attendri par les caractères des uns et des autres. C’est une lecture confort, bienveillante.

Un point m’intrigue cependant, pas seulement sur ce bouquin, mais sur la série : on connaît la valeur que donne Vargas aux rapports de l’entourage d’Adamsberg dans ses réflexions et son quotidien. Mais, au moment même où on apprend qu’elle a eu un enfant de lui, où est donc Camille? Sa disparition me semble paradoxale (depuis « Un lieu incertain », sorti en 2008 tout de même)…….

Alors, oui, Vargas fait du Vargas, mais elle le fait bien, dans sa féerie, dans son bestiaire, dans son imaginaire à part…. Et si elle part trop loin, si on n’y croit pas, ce n’est pas grave, ça n’enlève rien au charisme et à l’élégance feutrée de l’oeuvre!

Voilà! En conclusion, un Vargas comme on les aime, peut être trop ancré dans ses habitudes, mais qui ne m’empêche pas d’attendre avec impatience la suite des aventures d’Adamsberg!

 

 

Ecrits, Pensées, qui Content

A******N tueur de TPE? Même Bercy le croit!

Et bien, ça y est, j’ai du mal à y croire, mais le géant de l’e-commerce vient d’être épinglé par la DGCCRF!

Cette dernière lui réclame 10 Millions d’€ pour clauses de contrats abusifs qui pousserait certaines TPE à la faillite!

Alors, je ne vais pas vous refaire l’article, je vais juste vous raconter le  quotidien d’un petit vendeur Am…..

Etre connecté H 24 pour valider les commandes le plus rapidement possible.

Avoir l’angoisse d’une erreur de stock (avec des bugs fréquents sur la plateforme, qui modifient vos entrées, mais bien sûr, les annulations sont à vos frais!).

Avoir l’angoisse d’un retard de la part de la Poste (c’est aussi de votre faute).

Rembourser des clients « mécontents », qui reçoivent votre livre, le lisent, et font une réclamation AZ même 2 mois après…. Ça aussi, c’est la plateforme qui gère, et qui ne vous donne aucune main mise sur la validité du remboursement….

Etre à l’affût du « produit le moins cher », pour être sûr de vendre, face à des géants qui ont des logiciels qui baissent automatiquement leurs prix pour être moins chers que vous….

Etre remboursé de frais de port à hauteur de 2,50€, alors que vous en avez déboursé 6 fois plus…..

Et puis, un jour, vous allumez votre ordi, vous voyez une réclamation d’un client en japonais (si, c’est vrai…), vous voyez une énième augmentation des frais de port, une autre des frais Am, et vous vous rendez compte que vous travaillez à perte, et que la pression de cette machinerie toute puissante vous a fait perdre le sommeil.

Alors, pour ma part, j’ai arrêté il y a longtemps de vendre sur cette plateforme.

Bien sûr, je vends beaucoup moins. Mais mes livres ont un prix. Réel. Juste. Ni trop bas, ni trop haut. Car, il y a cela aussi : en tant que vendeur, vous pouvez fixer n’importe quel prix à un livre d’occas’. Vous pouvez vendre un produit sans valeur à des prix gigantesques. Je me suis sortie de cet immondice qui tue, et les commerçants-artisans, et la valeur de l’objet, du travail. A trop tirer sur les prix, les services, à trop rendre le client, non plus roi, mais empereur, on enlève toute l’essence de la relation commerciale, à double sens! Ces ventes déshumanisées au plus haut point ôtent toute réflexion au client, qui ne voit pas, derrière son écran, le commerçant ou l’artisan qui se bat avec amour pour vendre ses produits. Je vois souvent, sur les réseaux, des acheteurs qui demande à ce qu’on arrête de les culpabiliser, qu’ils commandent au moins cher car ils n’ont pas les moyens de faire autrement. Bien sûr que je les comprends. Mais n’est ce pas injuste de vouloir avoir ce que -en temps normal- on ne pourrait pas se payer, au prix de la faillite du vendeur? Au prix de la désertification des centres villes? Car c’est de cela qu’on parle. Des prix très bas, un service nec plus ultra, mais des êtres humains comme vous et moi, qui s’angoissent, qui perdent de l’argent, et qui finissent par perdre leur entreprise.

Cela fait longtemps que j’essaie de tirer la sonnette d’alarme.

Maintenant, enfin, l’Etat s’en mêle.

Mais ne serait-il pas tout aussi judicieux d’expliquer tout cela aux clients, afin qu’ils se rendent compte de l’impact de leurs achats? Et qu’ainsi, ils fassent le choix de commander en toute connaissance de cause? De leur rendre leur pouvoir de consommateur? Car, on aura beau dire, c’est le client qui fera bouger les choses. Que ce soit pour Am, ou pour d’autres grandes enseignes qui exploitent leur personnel, nous mentent et nous vendent n’importe quoi! C’est nous qui avons les armes les plus destructrices pour cette société de consommation : la conscience!

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Les Comptant pour Rien Awards

C’est en découvrant ce questionnaire sur le blog de Magali lectures familiales 

que je me suis rendue compte  que j’étais totalement larguée en matière de ….. ben de tout ce qui n’est pas un livre en fait! ! Qu’à cela ne tienne, il doit y avoir un moyen de me ridiculiser, tout en rendant hommage à la chouette initiative d’Euloge! (on en découvre un peu plus par ici !)

C’est donc parti pour les nominations pour le moins old school de la bouquiniste!!!

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LITTÉRATURE

  • MEILLEUR ROMAN IMAGINAIRE

Bon, alors là, on est bon, j’ai! ainsi, dans l’ordre de lecture (car je suis incapable de les départager!!!
1/ L’apocalypse selon Satan de Michel Chandelier
2/ L’ennui du Mort-vivant de Luc Doyelle (euh, si, Luc, ta victime meurt quand même 6 fois!!!)
3/ Deux zéros et demi de Guillaume Lecler
4/ Mes derniers mots de Mathieu Biasotto
5/ L’arme ultime, l’hybride, de Sarah Lacote

 

  • MEILLEUR ROMAN RÉALISME

Si, ça aussi, j’ai!

1/ La petite bourrique espagnole de Marie Dumas

2/La mort intime, de Marie Hennezel (oui, c’est préfacé par François Mitterand, mais j’y peux rien, je l’ai lu que cette année!!!)

3/ Les méandres d’une rivière, de Chantal Fabrega

4/ Il était une fois deux vies, de Pascal Fragiacomo

5/…..Oh, zut, j’ai pas….

  • COUP DE CŒUR DE L’ANNÉE

1/ L’incroyable vie d’Ulysse Marbaud, d’Arnaud le Bian
2/ Les sexes électriques de Mitch
3 / Liberté je dessine ton visage d’Olivier Tarassot
4/ Alzheimer, même toi on t’oubliera, de Mélanie Talcott
5/ Se retenir aux brindilles, de Sébastien Fritsch

  • AUTEUR DE L’ANNÉE

On doit en mettre qu’un?

Mélanie Talcott

Sébastien Fritsch

C’est rapport à la dualité entre les genres, l’écriture inclusive, tout ça…. voulait pô faire de jaloux….

  • PERSONNAGE BADASS
    Mon fils….. nan, il est allé jouer aux légos 5 minutes après s’être défiguré en se cognant violemment contre une plinthe…respect

Johnny Hallyday, on a le droit ou pas?…..

MANGA, BD, GAMES & COMICS

  • MANGA DE L’ANNÉE

De l’année….. 1992 on est ok? Dr Slump!!!!

  • BD DE L’ANNÉE

 

1/Black Sad

2/ Kaamelott

3/ Le Chat de Geluck

4/Léonard (à 20 ans près, hein, c’est pas une science exacte)

 

  • JEUX VIDÉO DE L’ANNÉE

Je vais vous laisser deviner les années!!!!

1/ Tomb Raider (sans numéro)

2/ Tekken (jusqu’au 3 quand même!!!)

3/  V-Rally (oh la vache!!!!!)

4/ Turbo (siiii!!!! on y jouait sur notre Amstrad, avec les disquettes et tout!)

5/Blossom Blast Saga ça compte?

BLOG & RÉSEAUX

  • BLOG COUP DE CŒUR

1/ Ju lit les mots
2/ Lectures Familiales, of course 😉
3/ Priss, savoirs d’histoire
4/ L’ombre du regard
5/ Topobiblioteca

  • BILLET DE BLOG PRÉFÉRÉ

C’est trop dur….. j’aime suivre les articles de Mélanie Talcott, dans l’ombre du regard, qui sont toujours très juste, et mon côté lourdingue me fait rire des articles historiques de Priss

  • YOUTUBEUR PRÉFÉRÉ

Euh, non là par contre, je sèche…. j’ai ma chaîne pour partager mes chroniques, mais sinon, youtube, c’est pour les « Secrets d’histoires » que j’ai pas eu le temps de voir!!! 😉

CINÉMA

  • FILM DE L’ANNÉE

1/De Plus belle! D’Anne Gaëlle Daval, avec Florence Foresti
2/ Beeeen…. au risque d’être originale, Harry Potter!
3/ Le premier jour du reste de ta vie

Et Ch’est tout! (suis suffisamment sur les écrans au boulot!)

  • SÉRIE TV DE L’ANNÉE

Kaamelott of course!!!!

The Middle

Big Bang Theory

Les petits meurtres d’Agatha Christie

Et Broadchurch est absolument exceptionnel!!! (Pour les amateurs de Polars! D’ailleurs, sait pô pourquoi, je me figure toujours Adamsberg sous les traits de l’acteur David Tenant (Alec Hardy) téléchargement (4)

  • MEILLEUR ACTEUR

Les éternels Patrick Chesnais, Liam Neelson, Tom Hanks, et une spéciale dédicace pour la performance de Florence Foresti dans « de plus Belle »!!!!

MUSIQUE

  • TUBE DE L’ÉTÉ

Surtout pas Despacito!!!! Un tube de Doliprane, au pire, à cause des marchés…

  • TUBE DE L’ANNÉE

J’ai de la chance, Depeche Mode a sorti un album!!!

So, Where’s the revolution!!!!!!

 

  • CLIP DE L’ANNÉE

Where’s the revolution!!!!! Allez, ze vous fait découvrir!!!

  • MEILLEUR COLLABORATION

Thierry Ardisson et Laurent Baffie.

  • MEILLEUR SON RAP

Oulà! Peut pô blairer le RAP moi! Enfin, le RAP actuel…. Parlez moi de NTM, IAM, Mc Solaar, ….. Là, oui, on est d’accord!!!!

  • MEILLEUR ARTISTE RAP

Tout pareil!!!!

  • MEILLEUR SON RNB, POP & AUTRES

Depeche mode, Depeche Mode, Asaf Avidan, Joseph Salvat, Depeche Mode, Tete, Depeche, M, Eddie Vebber, et Depeche Mode!

  • MEILLEUR ARTISTE POP

Asaf Avidan

  • ARTISTE DE L’ANNÉE

Laura Laune!!!! sans hésitation!!!!!!

 

Bon, ben voilà……. vous me croyez quand je vous dis que ça fait deux bonnes années que je suis « no life »! 😉

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Plongée en eaux profondes – Béatrice Ortega

J’ai rencontré Béatrice lors d’un marché aux livres de Sorèze (quand je vous dis qu’il faut absolument y aller!!), et j’ai été séduite par sa personne!

Pour plusieurs choses : tout d’abord, la richesse de ses écrits, car elle se lance dans des univers très variés, et pour tous les âges. Elle a d’ailleurs eu l’idée géniale de rééditer de grands classiques dans une police adaptée aux mal-voyants, ce qui procure à tout le monde une lecture confortable!

Mais, ici, nous allons nous intéresser à un livre très spirituel. « Plongée en eaux profondes » a été écrit après la mort du fils de Béatrice, et est donc le résultat d’une large introspection.

Nous y suivons les pensées de Dune, lors de son propre enterrement, alors qu’elle observe la cérémonie et la douleur que son départ provoque chez ses proches. S’ensuit une réflexion sur la mort, la vie, le deuil, la réincarnation et les passages entre les mondes.

Je vous avoue avoir commencé ce livre il y a plusieurs semaines, mais ne pas avoir tout de suite eu le courage de l’approfondir. L’ouverture sur le récit des obsèques m’ont rappelé des souvenirs trop percutants…. Puis, avec le temps, j’ai décidé de « prendre » ce que pouvais m’offrir ce bouquin. Et j’ai eu raison.

Si je me méfie souvent des ouvrages trop « spirituels », nous insinuant parfois des vérités qui ne sont pas les nôtres, ou bien nous emmenant sur des chemins que nous ne voulons pas prendre, le livre de Béatrice n’est rien de tout cela. Certes, il implique une réflexion très profonde (pour moi, la gestion des deuils que j’ai traversé, et la peur permanente de faire souffrir les miens, c’est déjà un assez gros morceau!), aborde des sujets très poussés comme les étapes de la mort, notre âme immortelle et la réincarnation, ce dernier sujet étant totalement étranger à la bonne vieille catho que je suis. Néanmoins, Béatrice ne nous emmène pas, elle nous propose. C’est avec une réelle délicatesse qu’elle aborde ces aspects durs à entendre pour des non initiés, et elle ne le fait pas avec l’intention de nous convaincre, ni même de nous séduire. Elle déroule simplement un récit, très simple, avec un vocabulaire abordable à tous, et c’est sa sincérité et l’absence de pathos dans ces mots qui ouvrent les portes de notre esprit, non pas pour envisager ses théories, mais tout simplement pour entendre ce que notre cœur a à nous dire de tout cela. Et du coup, conclusion : j’aurais besoin d’une sacrée bonne psychanalyse!! 😉

Ainsi, moi qui craignait un livre trop imprégné de souffrance et de messages que je n’était pas prête à entendre, je me suis surprise à ouvrir un moment de paix, pendant lequel j’ai pu écouter ce que j’ai a ressentir, apporter des contradictions à ses pensées, mais, du coup, découvrir les miennes! 😉

 

N’hésitez pas à me contacter si vous désirez découvrir ses œuvres, puisque j’ai son catalogue!!!