Auto édités et indépendants·Prix des auteurs inconnus 2017

Prix des Auteurs Inconnus : Elle(s), Céline de Rosa

Lors des présélections, c’est surtout le titre qui m’avait intrigué, et, en plus de la lecture des premières pages,  c’est ce qui m’avait poussé à le sélectionner.21686303_10155840743682376_8031479930967871012_n

Le Topo :

Depuis toujours, Elle nourrit de grandes ambitions. Sur le point de démarrer une thèse en sociologie, elle rencontre le beau et charismatique Pierre, tout aussi ambitieux qu’elle. Néanmoins, deux ambitieux dans le couple, cela fait un ambitieux de trop. Aujourd’hui mariée et mère de trois enfants, après avoir mis sa vie professionnelle entre parenthèses depuis sept ans et s’être entièrement consacrée à sa famille, la jeune femme aspire à autre chose qu’à sa position de maman et d’épouse. Plus que tout, elle souhaite changer de vie, lassée de ce morne quotidien dans lequel elle se consume peu à peu. Devant la détresse de la jeune femme, Pierre joue les aveugles car pour lui, rien ne doit changer. Les relations dans le couple deviennent de plus en plus tendues. Le combat se fait de plus en plus acharné. Jusqu’au jour où…l’orage éclate.
Une tempête aux dommages irréversibles pour toute la famille ?

Nous La rencontrons donc en pleine séance avec sa psychiatre, et il faudra attendre la toute fin du bouquin pour savoir ce qui l’a amené à être internée.

Comme je le disais, ce pluriel entre parenthèses dans le titre m’a intriguée, et je me suis longtemps attendue soit à une rencontre, soit à un dédoublement de personnalité (il faudrait peut être que j’arrête les thrillers psychiatriques….).

Il n’en est rien. Nous suivons l’héroïne dans sa longue descente aux enfers, conséquence de son oubli d’elle même au profit de ses enfants et de l’ambition de son mari.

Perdue dans un pays étranger, dans un rôle qu’elle n’assume pas, elle va lentement se laisser porter par la défaite et la résignation. Dans la dépression, elle se robotise et laisse, malgré elle, toute chance de s’en sortir de côté.

Céline de Rosa a donc voulu nous parler de la dépression chez les mères aux foyers, de leur ennui écrasant, en dualité toujours avec l’amour sans bornes que nous portons tous à nos enfants.

Ce bouquin parlera donc à toutes les mères, au foyer ou non, d’ailleurs. Il représente bien la difficulté de gérer vie de mère et vie de femme, d’épouse,  d’amie…

C’est une analyse juste et vraie. Néanmoins, je trouve que la décision d’expatrier la famille dans un pays étranger n’était pas forcément utile pour approfondir le sujet. Certes, des mœurs inconnues, la difficulté de trouver un emploi, rajoutent des obstacles à l’épanouissement de l’héroïne, mais justement, son caractère fort n’avais peut être pas besoin de tout cela. Pour autant, c’est un livre bien écrit, rythmé, bien structuré, qui parlera, j’en suis sûre, à nombre de lectrices!

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