Limonades Littéraires

Les Héros récurrents dans les polars : focus sur le commissaire Adamsberg

En réfléchissant à l’écriture de cet article, je me suis demandée, tout d’abord, ce que nous apportaient les héros bien connus de nos polars favoris. Nous pouvons citer pour exemple bien sûr les plus connus : ces bons vieux Poirot, Maigret, Miss Marple…. qui, pour ma part, ont autant bercés les après midi télé de mes parents que mes premières lectures!

La question est finalement trop vaste et sujette à débat pour en faire le tour en un seul article.

J’ai donc choisi de vous parler aujourd’hui de celui qui me tient le plus à cœur : ce très cher Jean Baptiste Adamsberg (et, bien sûr, de tous ses acolytes, jusqu’à La Boule, le chat du commissariat! )

Adamsberg, donc, le bien connu commissaire rythmant la plupart des bouquins de Fred Vargas, flic marcheur, nonchalant, absolument pas professionnel….

C’est un béarnais déraciné de sa montagne, qui semble aussi peu adapté à la vie parisienne qu’à la rigueur de …. la vie, en fait, tout court…

Sa description physique, son âge, sont passé sont aussi flous que lui. Il aime sa vie, mais ne voit pas pourquoi il la changerait,  l’améliorerait. Non pas parce qu’il la trouve parfaite, il n’en voit juste pas l’intérêt…. Il ne trouve pas d’intérêt à ce qu’il porte, ce qu’il mange, ce qu’il ressent, mais aussi à ce que ressente les autres…. L’auteure l’aborde parfois de manière aussi vague qu’il est. Pour preuve la disparition des radars de Camille, l’amour de sa vie, et de son fils Tom.

Ainsi, Adamsberg n’a pour ainsi dire que très peu d’émotions et de sentiments. L’amour filial qu’il porte à son fils Zerk s’est développé de manière lente et logique, naturelle… malgré leur première rencontre lors de laquelle Zerk a menacé de mort son propre père, ignorant de son existence.

Paradoxalement, il est évident qu’il fait attention au bien être de ses proches . Ses équipiers, les animaux (le pigeon sauvé, le chat La Boule), les rencontres croisées au fil de ses aventures, et même les meurtriers.

Equipe composée d’êtres aussi uniques qu’indispensables à l’équilibre du commissaire. Protégé autant par Danglard, pilier arrosé de vin blanc et d’espoir, que par Retancourt, déesse hors normes aux 4 ou 10 bras, il est lui même le protecteur d’Estalère, jeune brigadier ahurit, dont il est le seul à croire en ses capacités innocentes.

Vous l’aurez compris, Adamsberg est loin d’avoir le profil type de l’enquêteur victorieux, et pourtant, sa naïveté, ses rêveries, son intuition hors normes lui permettent toujours de résoudre ses affaires. Affaires aussi peu  dans les clous que lui, puisqu’elles mettent en scène des vampires ou des morts vivants….

Pour être franche, je ne vais pas acheter un Vargas pour lire un Vargas (même si son imagination débordante, et surtout, le manque de violence me reposent bien souvent), mais pour retrouver tous ces personnages, pour qui j’ai une profonde tendresse. Adamsberg est pour moi le type même de l’anti héros que j’idolâtre.

Et c’est pourquoi je me dis que, parfois, les personnages suivis d’un roman sont aussi importants que le roman lui même, et ce constat prends pour moi toute sa signification dans les polars!

Un thème à développer, et, promis, cela arrivera bientôt!

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Un commentaire sur “Les Héros récurrents dans les polars : focus sur le commissaire Adamsberg

  1. « Parfois, les personnages suivis d’un roman sont aussi importants que le roman lui même… »

    Vous avez tout à fait raison ! Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer le commissaire Adamsberg au détour d’une page, mais j’éprouve cette tendresse dont vous parlez chaque fois que je croise certains personnages de fiction :
    -Jules Maigret de Georges Simenon, pour son immense humanité et son incroyable faculté à lire dans les gens comme dans un livre ouvert.
    -Gabriel « Le Poulpe » Lecouvreur, magnifique justicier anarchiste créé par Jean-Bernard Pouy, qui traîne avec lui une galerie de seconds rôles extrêmement drôles et attachants : Chéryl, Gérard, Pedro…
    -Et mon grand favori : Harry Dickson de Jean Ray, détective de génie dont l’intelligence égale l’orgueil, et qui évolue dans un monde délirant entre polar et fantastique assumé.

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