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Enfants d’entrepreneurs – à eux la parole! Justin, 6 ans, papa ouvrier qualifié et maman entrepreneuse

Comment t’appelles tu et quel âge as tu?

Justin, et j’ai 6 ans!

Que font tes parents?

Y’en a un qui regarde trop le téléphone, et y’en a un qui regarde trop la télé!

Ok… mais comme métier?

Papa il affûte du bois et maman elle fait la boutique de livres et de thé ( Papa affûteur dans une scierie et maman gérante d’une bouquinerie-salon de thé)

Qu’est ce que tu trouves de bien dans le métier de tes parents?

Quand papa m’amène dans son travail, c’est très chouette, et quand je lis au travail de maman.

Et qu’est ce qui est nul?

Qu’ils travaillent trop.

Qu’est ce que tu aimerais changer dans le travail de papa et maman?

Qu’ils travaillent plus!

Mais, ils n’auraient plus de sous!

C’est pas grave, on a qu’a prendre les sous de la boutique de maman!

Qu’est ce qui est bien dans ta vie?

Quand on va ensemble chez Tatie ou chez Papy et Mamie!

Qu’est ce qui est nul?

Quand on est à l’école.

Qu’est ce que tu veux faire quand tu seras plus grand?

Danseuse en tutu! Non, c’est une blague, je sais pas encore!

As-tu quelque chose à rajouter?

Non, j’ai faim….

 

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Entrepreneurs, Qui sont-ils? Sybil Barbero – Coach Hoalistique

Sybil, bonjour! Peux tu te présenter rapidement?

Bonjour! J’ai 32 ans, un petit Pryam de 6 ans1/2, je vis en couple à Castres, et je suis thérapeute coach-hoalistique!

Combien d’années de salariat as-tu vécues avant de te lancer?

8 ans, en comptant une période d’apprentissage.

« Thérapeute et coach hoalistique »…. Qu’est ce que quoi qu’est ce? Peux tu nous en parler?

J’aide, je guide et je soigne les personnes, dans leur ensemble,  à l’aide de différents outils : l’équilibrage des chakras, la cartomancie, le pendule, la guidance et la médiumnité. Je ne prétends aucunement leur donner de réponses, j’aspire plus à les guider dans leur cheminement.

Est-ce ta première expérience entrepreneuriale? 

Non, car j’ai créé en septembre 2014 la SARL Sybil’in, une boutique de robes de mariée dans le centre ville de Castres. Je m’investissais dans le rêve de princesses des futures mariées en proposant, ajustant leur robe idéale. Malheureusement, la mauvaise conjoncture des centre-villes, le manque de financements et l’incompatibilité avec mon emploi du temps de maman célib’ ont entraînés sa fermeture en juillet 2016.

D’après toi, quelles sont les difficultés pour s’installer en tant qu’entrepreneur-e (ouais, c’est toujours pénible!!!)?

Le manque d’informations! Autant en tant que SARL qu’en auto-entreprise! Il faut toujours devancer les contraintes ou les aides possibles, être à l’affût de la moindre info! Rien n’est centralisé, il faut être perspicace et fouineur!

Comment fais- tu pour te faire connaître et pour créer ta clientèle?

Je travaille ma visibilité sur les réseaux sociaux à l’aide de groupes dédiés à mon activité. Le bouche à oreilles fonctionne pas mal, et j’ai eu également fait du bénévolat pour montrer l’efficacité de mon travail à mes clients. De l’action pour prouver!!

Pourquoi les clients te choisissent-ils?

Ma personnalité franche et honnête leur offre une vision profonde et sans détour des causes de leur mal-être, ou des aspects de leur vies à améliorer. « Médiumnité » est un terme très catalogué! Mais je n’aborde pas les choses à la « Christine H »! 😉  Je suis plus dans dans le cheminement que dans la prédiction. Ma sensibilité me permet de faire plus un travail de développement personnel. Rien ne tombe tout cuit. Il faut travailler pour obtenir le meilleur de nous-même!

Un dernier mot pour les futurs ou jeunes entrepreneurs? 

Bon courage!! 😉 Ne lâchez rien! Utilisez les réseaux existants pour vous informer et vous soutenir, comme les Mam’s Preneurs par exemple!!!

Pour profiter des bons conseils de Sybil, (testés et approuvés!) c’est par ici!

 

 

 

 

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Jésus – Hans Küng

J’avais promis à ma copine, qui est en train de monter une librairie, de chroniquer les bouquins édités que je lirais, donc, c’est parti! Ce que j’ai oublié de préciser, c’est qu’elle devrait ouvrir un rayon histoire…. Alors ba, du coup, à attaquer, autant y aller fort avec cet ouvrage « OVNI »…. ben si, même chez Seuil, il y en a.

Tout d’abord, une petite présentation de l’auteur, histoire de poser le contexte :

Hans Küng, théologien suisse, est ordonné prêtre en 1954.  En 1960, il est nommé professeur universitaire de théologie en Allemagne. Là où ça devient intéressant, c’est que son voisin à la cantoche n’est autre que Joseph Ratzinger. Mais siiii, attendez, j’vous promets ça à un lien avec ma chronique! En 1968, il ne roulait certes pas en VW combi et ne portait pas de pattes d’éph’, mais il s’est quand même attaqué aux propos du Pape Paul VI, qui condamnait les méthodes contraceptives…. Ses divers ouvrages théologiques à venir et son implication dans la discussion inter-religieuse ne vont pô tellement réchauffer ses relations avec Rome, qui va aller jusqu’à lui retirer son habilité à enseigner la théologie et à participer à la collation des grades universitaires catholiques  ( la Missio Canonina, pour faire le malin dimanche au repas de chez Mamie). Et ce « Jésus », est une réponse claire au livre de Joseph Ratzinger, « Jésus de Nazareth », dont il remet en question la vision uniquement divine. Nan, mais ça, c’est parce que Joseph lui piquait tout le temps ses frites à la cantoche…. Et, pour la faire court, il a reçu en 2001 le prix Consciences Planétaires, pour son travail sur les relations inter-religieuses.

Donc, dans son « Jésus », qui est une réédition de son ouvrage « Etre Chrétien », mais basé uniquement sur l’histoire de notre Sauveur, Hans Küng nous offre une approche autant historique que théologique de la vie terrestre du Christ. Même si, évidemment, les Evangiles ont été écrits à plusieurs dizaines d’années de la mort de Jésus, et ne peuvent donc pas nous offrir de quoi faire une réelle biographie, ce bouquin place l’arrivée du « Messie » dans un contexte historique et politique, qui le replace dans une réalité loin d’être divine, et qui va nous aider à comprendre  ses pensées, ses messages, et, surtout, ce qu’on en a fait. Une approche très pragmatique donc, qui, par exemple, va également éloigner Jésus d’un rôle « révolutionnaire » que certains, à coup de raccourcis très raccourcis, auraient pu lui apporter. Ainsi, malgré le contexte très tendu de l’époque, son message n’était qu’un message de paix, que, à la lecture, nous pouvons libérer de tout dogme religieux. Ainsi, Hans Küng est parvenu à le rendre réellement « universel ». N’importe qui, grâce à ce livre, et aux recherches scientifiques et archéologiques des dernières décennies, peut apprendre, et recevoir ce qu’il désire de cette parole qui est clairement détachée de toute « doctrine » religieuse. Si l’auteur est un prêtre catholique, nous avons bien compris qu’il n’a pas forcément la même vision que sa hiérarchie, et cela ouvre son oeuvre à tous lecteurs, chrétien ou pas! Au niveau de difficulté de lecture, je vous avoue que, si vous avez séché le caté, vaut mieux avoir wikipedia pas loin, quand même 😉 !

Ecrits, Pensées, qui Content

Article anti-commercial à ne surtout pas lire!!!!!

Un article en réaction à une situation qui me dépasse et me sidère….

Ce matin, préparant mon affiche – message en vue de la fermeture de la boutique, je la partage sur mon mur, et sur un groupe de passionnés de lecture et de livres.

Avant d’aller plus loin, voici le message en question :

« Très peu chers Amazon et Centre Commerciaux, 
Et bien voilà, incapable de lutter je ferme mes portes bientôt….
Ce n’est pas grave, c’est ainsi….. Je continue ma route, et si j’ai bien peu de clients, ceux-là sont biens précieux, et suivront mon chemin grâce à une passion commune…
Je n’ai pas beaucoup d’argent, mais assez pour être heureuse!
Mais j’ai surtout la fierté de participer à l’ouverture de beaux cadeaux ce Noël, à la découverte d’auteurs fabuleux, aux partages de trésors que j’ai aimé autant que leurs nouveaux lecteurs! Et pas depuis derrière mon écran, mais aux côtés de mes clients, avec la joie de leur offrir le meilleur de moi même….
Je n’ai pas perdu contre vous, j’ai gagné la valeur de mon travail, et je continue à faire vivre mon ambition qui, si elle est largement inférieure à la vôtre, est à taille humaine.
Je pars, heureuse, le cœur gros de projets, sur les routes, à la rencontre de nouveaux regards, et de nouveaux sourires! »

Et quelles réactions sur ce groupe de passionnés, comme moi!

J’ai tout simplement enlevé ma publication, pour ne pas créer de polémiques……

Alors voilà, je ne me la ferme pas.

Déjà, il y a quelques jours de cela, j’ai lu sur divers groupes des réactions virulentes sur le fait de « culpabiliser » les consommateurs. Evidemment, ils ne sont pas à la base de la disparition des petites entreprises. Non. Soyons clairs. Ils en sont la clé. Alors, bien sûr, j’ai une réaction de colère face à ce qu’il arrive. N’est ce pas logique  pour quelqu’un de normalement constitué? Mais, à priori, nous, petites entreprises, devons nous taire, et courber le dos face à l’humiliation qui nous est infligée, face à la dévalorisation de notre travail, tout cela pour ne surtout pas « culpabiliser » notre clientèle.

Allons, pauvre commerçant, pauvre « pégu », courbe l’échine, et pleure tout seul dans cette immonde bouillasse! Mais, surtout, lave bien ton visage avant d’apparaître en public, pour ne mettre personne mal à l’aise!

Oh! Rassurez-vous! Je ne pleure pas! Et vous savez pourquoi? Parce que je sais que la clientèle que j’ai gagné grâce à mon travail est au delà de ces réactions! Mais je ne vais pas être hypocrite! Oui! Ce sont biens les nouveaux modes de consommation qui nous font disparaître, qui feront disparaître, à terme, le métier même de bouquiniste! Les marchés aux livres le dimanche matin sur les places des centre ville! Ah! Ben non, chuis con! Il n’y aura PLUS de centres ville!

Mais arrêtons donc de pleurer, et adaptons nous! Je vais dire ça à mes collègues, qui sont à quelques années de la retraite, qui ont trimé toute leur vie et qui sont en train de tout perdre! « Adaptez vous! »

Courons anoblir ces temples de la sur-consommation de médiocrité, créateurs du dixième des emplois que les TPE pourraient offrir! Prosternons nous devant les employés éreintés, numérotés, qui bossent jusqu’à 22h, pour un salaire de misère, pour satisfaire une clientèle toujours plus exigeante, et des actionnaires toujours plus avides!

Oui! Levons nous et faisons cela!

Faites cela!

Moi, je fermerai ma boutique, riche de ce qu’elle m’a apporté, et heureuse de repartir sur les routes, à bord de mon vieux camion brinquebalant, à la rencontre d’une maigre clientèle, mais d’une belle clientèle.

Oui.

Moi, je vais faire cela.

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Buczko – Loana Hoarau

Buczko, c’est l’histoire infâme d’un pédophile, la pire représentation de l’espèce humaine, qui viole, torture, loue à son pote et tue.

Sur fond de cave, de poupées, de rails d’héro et de vodka, Buczko contemple la lente agonie de ses victimes avant de les faire fondre dans l’acide….

Jusqu’au jour où il tombe amoureux de sa victime, sombre un peu plus dans la folie, et déraille……

Objectivement, ce livre ne sert à rien. Il n’envoie pas de messages du genre « Faites attention à bien dire de ne pas monter avec des inconnus à vos enfants! ». Il n’est pas exutoire, car il est impossible de s’identifier un tant soit peu à la merde humaine qu’il décrit. C’est au delà de tout ça. Ce livre est une performance, littéraire et artistique.

Si je n’ai pas envie envie de le comparer, l’omniprésence de drogues, d’alcool, de violence, de sang et de sexe putride me fait tout de même penser à « American Psycho », de Bret Easton Ellis. A part que, et je n’arrive toujours pas à définir comment, Loana n’est ni obscène, ni malsaine dans son écriture. American Psycho, je l’ai jeté, de colère. Buczko, je l’ai fini. Peut être tout simplement grâce au nombre de pages (257 pour B, contre le double pour AP. Loana a définit la bonne longueur, pour justement, ne pas en faire trop). Peut être parce que le personnage de Loana est tellement plus « normal », et tellement plus « commun ».  Peut être grâce à cet infime espoir, qu’elle glisse comme une plume de duvet, au moment où on pense s’arrêter de lire…. Ou tout simplement à son indéniable talent!

Je ne peux clairement pas vous conseiller ce bouquin, car je ne vous connaît pas. Il faut clairement être super accroché, ne pas être novice dans l’horreur. Mais si vous êtes adeptes du genre, foncez, comme je l’ai dit plus haut, c’est une performance de l’avoir écrit, c’en est également une de le lire!

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Quand sors la Recluse – Fred Vargas

Une fois n’est pas coutume, je viens vous parler d’un livre édité (diantre!) et, qui plus est, par une auteure « bankable » (arghhhh!!!).

Je suis Fred Vargas depuis plusieurs années, et j’avoue m’être jetée chez le libraire du quartier dès que son dernier opus est sorti!

Il m’a néanmoins fallu deux lectures pour comprendre ce qui m’avait plut et déçut….

J’ai retrouvé avec plaisir toute l’équipe du commissaire Adamsberg, dans la continuité de « Temps Glaciaires », puisque la brigade l’appelle au secours alors qu’il se remet d’une enquête difficile en Islande.

Alors, déjà, premier cliché : malgré Danglard et Veyrenc, décidément, rien ne peux se faire sans Adamsberg….

Une fois l’enquête initiale résolue (en deux jours….), « Ad » se prend d’intérêt pour des morts dues à des piqûres d’une araignée en temps normal inoffensive : la recluse.

S’ensuit l’habituel schéma de la série : une enquête aussi brillante que fumeuse, de nouveaux personnages toujours aussi originaux qu’attachants, le duel Danglard – Adamsberg qui s’intensifie…. C’est cela, le « schéma habituel », dans lequel Vargas semble être très à l’aise (ou « commandée »?).

Pas beaucoup de changements dans cet opus : on prend les mêmes et on recommence.

Si, une originalité tout de même : ce formidable imbroglio entre le passé et le présent du commissaire, ces souvenirs fumeux (ce n’est, ici, pas péjoratif) d’un cauchemar de son enfance, qui lui offre le dénouement de son enquête….. à 30 ans et 500 bornes de distance, l’auteure a prit le risque de placer l’intrigue au cœur de la vie d’Adamsberg. Eeeeeet……. c’est plus ou moins réussi….. à mon sens, c’est tout de même tiré par les cheveux, comme si elle était allée trop loin….. En règle générale, Vargas, cela fonctionne, et on prend même plaisir à avoir du mal à la suivre. Mais là, je ne sais pas si c’est l’incongruité de la situation, où la manière dont c’est mené, mais je n’y ai clairement pas adhéré…

Donc, voilà pour les points négatifs.

Et les points positifs sont à peu près les mêmes!

Adamsberg ne change pas, on l’aime toujours autant. On retrouve les mêmes tensions dans l’équipe, et l’importance qui est donné aux relations, aux profils, aux sentiments. C’est toujours aussi plein de tendresse, et on est toujours autant attendri par les caractères des uns et des autres. C’est une lecture confort, bienveillante.

Un point m’intrigue cependant, pas seulement sur ce bouquin, mais sur la série : on connaît la valeur que donne Vargas aux rapports de l’entourage d’Adamsberg dans ses réflexions et son quotidien. Mais, au moment même où on apprend qu’elle a eu un enfant de lui, où est donc Camille? Sa disparition me semble paradoxale (depuis « Un lieu incertain », sorti en 2008 tout de même)…….

Alors, oui, Vargas fait du Vargas, mais elle le fait bien, dans sa féerie, dans son bestiaire, dans son imaginaire à part…. Et si elle part trop loin, si on n’y croit pas, ce n’est pas grave, ça n’enlève rien au charisme et à l’élégance feutrée de l’oeuvre!

Voilà! En conclusion, un Vargas comme on les aime, peut être trop ancré dans ses habitudes, mais qui ne m’empêche pas d’attendre avec impatience la suite des aventures d’Adamsberg!

 

 

Ecrits, Pensées, qui Content

A******N tueur de TPE? Même Bercy le croit!

Et bien, ça y est, j’ai du mal à y croire, mais le géant de l’e-commerce vient d’être épinglé par la DGCCRF!

Cette dernière lui réclame 10 Millions d’€ pour clauses de contrats abusifs qui pousserait certaines TPE à la faillite!

Alors, je ne vais pas vous refaire l’article, je vais juste vous raconter le  quotidien d’un petit vendeur Am…..

Etre connecté H 24 pour valider les commandes le plus rapidement possible.

Avoir l’angoisse d’une erreur de stock (avec des bugs fréquents sur la plateforme, qui modifient vos entrées, mais bien sûr, les annulations sont à vos frais!).

Avoir l’angoisse d’un retard de la part de la Poste (c’est aussi de votre faute).

Rembourser des clients « mécontents », qui reçoivent votre livre, le lisent, et font une réclamation AZ même 2 mois après…. Ça aussi, c’est la plateforme qui gère, et qui ne vous donne aucune main mise sur la validité du remboursement….

Etre à l’affût du « produit le moins cher », pour être sûr de vendre, face à des géants qui ont des logiciels qui baissent automatiquement leurs prix pour être moins chers que vous….

Etre remboursé de frais de port à hauteur de 2,50€, alors que vous en avez déboursé 6 fois plus…..

Et puis, un jour, vous allumez votre ordi, vous voyez une réclamation d’un client en japonais (si, c’est vrai…), vous voyez une énième augmentation des frais de port, une autre des frais Am, et vous vous rendez compte que vous travaillez à perte, et que la pression de cette machinerie toute puissante vous a fait perdre le sommeil.

Alors, pour ma part, j’ai arrêté il y a longtemps de vendre sur cette plateforme.

Bien sûr, je vends beaucoup moins. Mais mes livres ont un prix. Réel. Juste. Ni trop bas, ni trop haut. Car, il y a cela aussi : en tant que vendeur, vous pouvez fixer n’importe quel prix à un livre d’occas’. Vous pouvez vendre un produit sans valeur à des prix gigantesques. Je me suis sortie de cet immondice qui tue, et les commerçants-artisans, et la valeur de l’objet, du travail. A trop tirer sur les prix, les services, à trop rendre le client, non plus roi, mais empereur, on enlève toute l’essence de la relation commerciale, à double sens! Ces ventes déshumanisées au plus haut point ôtent toute réflexion au client, qui ne voit pas, derrière son écran, le commerçant ou l’artisan qui se bat avec amour pour vendre ses produits. Je vois souvent, sur les réseaux, des acheteurs qui demande à ce qu’on arrête de les culpabiliser, qu’ils commandent au moins cher car ils n’ont pas les moyens de faire autrement. Bien sûr que je les comprends. Mais n’est ce pas injuste de vouloir avoir ce que -en temps normal- on ne pourrait pas se payer, au prix de la faillite du vendeur? Au prix de la désertification des centres villes? Car c’est de cela qu’on parle. Des prix très bas, un service nec plus ultra, mais des êtres humains comme vous et moi, qui s’angoissent, qui perdent de l’argent, et qui finissent par perdre leur entreprise.

Cela fait longtemps que j’essaie de tirer la sonnette d’alarme.

Maintenant, enfin, l’Etat s’en mêle.

Mais ne serait-il pas tout aussi judicieux d’expliquer tout cela aux clients, afin qu’ils se rendent compte de l’impact de leurs achats? Et qu’ainsi, ils fassent le choix de commander en toute connaissance de cause? De leur rendre leur pouvoir de consommateur? Car, on aura beau dire, c’est le client qui fera bouger les choses. Que ce soit pour Am, ou pour d’autres grandes enseignes qui exploitent leur personnel, nous mentent et nous vendent n’importe quoi! C’est nous qui avons les armes les plus destructrices pour cette société de consommation : la conscience!